<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988</id><updated>2012-01-12T03:12:35.079-08:00</updated><category term='Vietnam'/><category term='Sarkozy'/><category term='Chine'/><category term='piratage'/><category term='main invisible'/><category term='Mondale'/><category term='banques'/><category term='Industrie du disque'/><category term='Al Gore'/><category term='mondialisation'/><category term='Australie'/><category term='Irak'/><category term='Fonds souverain'/><category term='currencies'/><category term='crise boursière'/><category term='Présidentielles américaines'/><category term='Unilever'/><category term='monnaies'/><category term='QIA'/><category term='subprime'/><category term='UBS'/><category term='pétrole'/><category term='Opep'/><category term='Canada'/><category term='Obama'/><category term='Xia Bin'/><category term='Crise des subprimes'/><category term='Clinton'/><category term='Fonds souverains'/><category term='The Economist'/><category term='yuan'/><category term='Golfe'/><category term='Sables bitumineux'/><category term='Société générale'/><category term='Bush'/><category term='Financial Times'/><category term='Where is the beef'/><category term='Algérie'/><category term='Koweït'/><category term='wall street'/><category term='Adia'/><category term='Venezuela'/><category term='Prévisions 2008'/><category term='spéculation'/><category term='Agflation'/><category term='dollar'/><category term='Prix Nobel de la Paix'/><category term='Eléctions américaines 2008'/><category term='Hart'/><title type='text'>Affaires internationales, par Akram Belkaïd</title><subtitle type='html'>Articles, commentaires et billets à propos des Affaires internationales, de la géopolitique et de la mondialisation.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>28</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-1246529826183709593</id><published>2008-07-05T10:30:00.000-07:00</published><updated>2008-07-05T10:31:40.676-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pétrole'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='spéculation'/><title type='text'>La chronique économique : Pétrole et spéculation</title><content type='html'>._&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;Le Quotidien d'Oran, mercredi 2 juillet 2008&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que le baril de pétrole fait tranquillement route vers les 150 dollars, le débat à propos du rôle supposé des spéculateurs dans cette flambée des cours du brut est plus que jamais d’actualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On sait, par exemple, que les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) estiment que c’est la spéculation qui est responsable de cette hausse même si d’autres facteurs sont cités comme, par exemple, la dépréciation continue du dollar américain, le manque de capacités de raffinage, sans oublier la progression constante de la demande pétrolière en provenance des pays émergents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le spéculateur : une définition variable&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du côté des pays consommateurs on ne rejette pas l’hypothèse d’une responsabilité des spéculateurs. Mais, à la différence de l’Opep, on explique souvent qu’elle ne fait que suivre un mouvement de fond qui serait provoqué par le refus des pays producteurs de pomper plus de pétrole afin de faire baisser les prix. En tout état de cause, le débat est loin d’être tranché et l’une des raisons de cette différence d’appréciation réside dans la manière dont les uns et les autres définissent les spéculateurs. Pour le grand public, au Nord comme au Sud, le spéculateur est le «méchant» dont les opérations vont à l’encontre de l’éthique et de la morale.&lt;br /&gt;Qualifier un investisseur de spéculateur est loin d’être un compliment et, par les temps qui courent, c’est même une mise en cause sérieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème, c’est que les acteurs des marchés et de tout ce qui gravite autour, n’ont pas du tout la même perception. La littérature consacrée aux Bourses explique, par exemple, que le spéculateur est indispensable au marché puisqu’il en garantit la liquidité. Explication: pour qu’un marché financier fonctionne bien -contrairement, par exemple, à la Bourse d’Alger-, il faut pouvoir acheter ou vendre des titres à tout moment. Cela s’appelle le besoin de liquidités et, en prenant des risques, le spéculateur apporte cette huile indispensable aux rouages boursiers.&lt;br /&gt;D’autres analyses vont plus loin. Dans une étude récente, les experts de Goldman Sachs expliquent que le spéculateur est un intervenant qui agit au gré des informations qu’il détient ou des hypothèses qu’il formule à la suite de la prise en compte de plusieurs éléments d’informations même incomplètes (*).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est donc pas un parieur, ni un manipulateur, termes qui sont souvent associés à la spéculation. Mieux, pour Goldman Sachs, la spéculation doit être prise en compte par les autres opérateurs car elle leur apporte des informations sur les fondamentaux du marché. En clair, si des acteurs sont acheteurs sur le marché pétrolier -ce qui signifie qu’ils anticipent une poursuite de la hausse- c’est parce qu’ils estiment que la demande pétrolière mondiale va continuer de progresser tandis que l’offre va stagner. On doit donc écouter ce que les spéculateurs ont à dire plutôt que de les critiquer…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Une influence exagérée&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, il faut relativiser ce discours. Le spéculateur n’est ni un ange, ni un philanthrope et, quoiqu’en disent les défenseurs acharnés de l’efficience du marché, son action relève souvent de la manipulation et du pari pur et simple, l’objectif étant de maximiser ses gains même si cela n’a aucun rapport avec la cohérence économique. Quand les prix d’un actif financier s’emballent, sans raison apparente, c’est que quelqu’un, quelque part, l’a décidé et qu’il a mis en oeuvre tous les moyens pour y arriver: l’histoire récente des marchés en témoigne qu’il s’agisse de la bulle internet ou des variations sur les prix des denrées alimentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste à connaître l’impact de la spéculation dans la hausse du brut. A ce sujet, et compte tenu des différences d’appréciation quant à la nature du spéculateur, les estimations divergent. Pour les uns, dans le prix actuel du baril, 20 dollars au maximum sont à mettre sur le dos de la spéculation. Pour les autres, c’est entre 40 et 60 dollars. Admettons que ces derniers aient raison. Cela signifierait que le «vrai» prix du baril serait au minimum de 80 dollars, soit un niveau élevé qui montre bien que la spéculation n’est finalement que l’écume qui accompagne la vague.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(*) Speculators, Index investors and commodity prices, 29 juin 2008.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-1246529826183709593?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/1246529826183709593/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=1246529826183709593' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/1246529826183709593'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/1246529826183709593'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2008/07/la-chronique-conomique-ptrole-et.html' title='La chronique économique : Pétrole et spéculation'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-606338895563833576</id><published>2008-06-02T01:01:00.000-07:00</published><updated>2008-06-02T01:03:36.087-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Canada'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sables bitumineux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Opep'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Venezuela'/><title type='text'>La chronique de l'économie : géopolitique des sables bitumineux</title><content type='html'>.&lt;br /&gt;_&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le Quotidien d'Oran, mercredi 28 mai 2008&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Focus sur le pétrole non-conventionnel dont l'une des caractéristiques est que ses principales réserves ne se trouvent pas au Proche-Orient.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que les cours du pétrole se dirigent tranquillement vers les 150 dollars, une information à propos d’une nouvelle découverte de la compagnie pétrolière Eni est presque passée inaperçue. En début de semaine dernière, la « major » italienne a annoncé avoir découvert un gisement de sables bitumineux en République du Congo. Montant estimé des réserves : 7 milliards de barils dont l’exploitation pourrait débuter en 2011. Il fut un temps où ce type d’annonce n’aurait présenté aucun intérêt mais, aujourd’hui, les sables bitumineux font l’objet d’une véritable course de vitesse à l’échelle mondiale. Commençons par expliquer de quoi il s’agit. En matière de pétrole, on peut distinguer le brut conventionnel et le non-conventionnel. Dans le premier cas, il s’agit du pétrole habituel que l’on peut exploiter normalement d’un bout à l’autre de la planète. Inutile de rappeler que dans cette catégorie, les pays du Golfe, et de façon plus générale ceux de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), tiennent le haut du pavé en matière de réserves prouvées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Canada et le Venezuela, géants du brut non-conventionnel&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  A l’inverse, le pétrole non-conventionnel nécessite des technologies d’extraction et de raffinage plus coûteuses. Et ce n’est que parce que le baril de pétrole est actuellement à 130 dollars qu’il est rentable d’exploiter ce type d’hydrocarbures. Dans le cas des sables bitumineux, il s’agit d’un pétrole quasiment solide qu’il est nécessaire de liquéfier pour pouvoir le transporter et le raffiner. La problématique est identique pour le pétrole ultra-lourd qu’il faut aussi fluidifier avant de l’exploiter.Ce qu’il y a d’intéressant avec ces pétroles non-conventionnels, c’est que leur géopolitique diffère totalement de celle des hydrocarbures classiques. En matière de sables bitumineux et de pétrole ultra-lourd, les pays de l’Opep sont loin derrière, puisque le Canada et le Venezuela détiennent à eux seuls la moitié des réserves avec respectivement 269 et 179 milliards de barils. Alors que les Etats-Unis possèdent 37 milliards de barils de réserves de brut non-conventionnel, l’Arabie saoudite (qui possède un cinquième des réserves mondiales d’or noir classique) n’en compte que 5 milliards de barils contre 3 milliards au Koweït et 4 milliards pour l’Iran.Cette répartition géographique d’une toute autre nature, explique pourquoi les Etats-Unis sont très attentifs à l’évolution technologique en matière d’exploitation des sables bitumineux. Pour l’administration américaine, les gisements de l’Alberta au Canada sont la garantie que, demain, leur économie aura les moyens d’échapper à l’influence des pays membres de l’Opep, Arabie saoudite en tête. En résumé, les sables bitumineux canadiens sont, pour Washington, un atout dans la perspective de l’épuisement annoncé des ressources pétrolières conventionnelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Un coût terrible pour l’environnement&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le problème, pour le Canada (et les Etats-Unis), c’est que l’exploitation des sables bitumineux est une catastrophe environnementale. Pour traiter une tonne de sable et liquéfier le pétrole, il faut user huit tonnes d’eau, le tout pour obtenir, dans le meilleur des cas, quelques dizaines de baril de brut qu’il faut ensuite traiter à l’hydrogène pour le transformer en carburant. Les résidus de telles opérations sont hautement toxiques et l’on comprend pourquoi l’exploitation des sables bitumineux fait l’objet de nombreuses controverses, cela d’autant plus qu’elle augmente les émissions de gaz à effet de serre (ges) au Canada, l’un des pays qui a signé et ratifié le Protocole de Kyoto. Dès lors, on réalise que la bataille autour de ce texte n’est pas seulement liée à des enjeux industriels (les entreprises ne veulent pas être contraintes en matière d’émission de ges).  C’est aussi parce qu’il est un obstacle à l’exploitation intensive des sables bitumineux que le Protocole de Kyoto est combattu par les Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Akram Belkaïd&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-606338895563833576?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/606338895563833576/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=606338895563833576' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/606338895563833576'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/606338895563833576'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2008/06/la-chronique-de-lconomie-gopolitique.html' title='La chronique de l&apos;économie : géopolitique des sables bitumineux'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-6058364063773099145</id><published>2008-03-14T08:42:00.001-07:00</published><updated>2008-03-14T08:47:32.710-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='piratage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Industrie du disque'/><title type='text'>La chronique économique : le blues de l'industrie du disque</title><content type='html'>_&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;em&gt;Le Quotidien d'Oran, mercredi 12 mars 2008&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;C’est un chiffre qui en dit long sur l’état calamiteux du marché de la musique. Aux Etats-Unis, 48 % des adolescents n’ont pas acheté le moindre CD musical en 2007 contre 38 % l’année précédente. Cela signifie qu’une grande majorité d’entre eux ont encore eu recours au téléchargement illégal sur internet. Ce phénomène n’est pas près de s’estomper et de nombreux experts estiment que nous en sommes à l’aube de bouleversements majeurs qui pourraient bien faire disparaître l’industrie du disque. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;En effet, avec la montée en puissance de l’internet à haut débit et la progression incessante des capacités de stockage, il n’y a aucune raison pour qu’un CD légalement acheté ne se démultiplie pas en millions de copies pirates aux quatre coins de la planète. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les dégâts du piratage sur internet &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Un autre chiffre est encore plus parlant : il y aurait plus d’un milliard de titres téléchargés illégalement chaque mois dans le monde, soit l’équivalent de plusieurs dizaines de milliards de dollars de pertes financières pour les éditeurs de musique. Ces derniers accusent donc le coup et paient ainsi le prix de leurs erreurs. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;La première, la plus ancienne, a été sans conteste l’arrogance de cette industrie qui continue encore d’imposer des produits à prix élevés, alors qu’une grande partie du public s’en détourne et cherche la gratuité même si elle passe par des moyens illégaux. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;La seconde erreur réside dans le fait que les producteurs de musique ont longtemps négligé le piratage, estimant à tort qu’il n’était qu’une maladie infantile de l’internet. Lorsque les courbes de vente ont définitivement plongé et qu’il s’est avéré qu’un public de plus en plus jeune n’achetait plus de CD, il était déjà trop tard. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Enfin, la réaction brutale (plaintes pénales, harcèlement juridique,...) de l’industrie du disque contre les pirates, parfois de jeunes adolescents, a été contreproductive et a abouti à l’effet inverse avec des internautes qui, du jour au lendemain, sont devenus solidaires avec leurs pairs poursuivis pour avoir téléchargé de la musique de manière illégale.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Pour autant, et malgré le peu de sympathie que l’on peut éprouver vis-à-vis de la traditionnelle âpreté au gain des majors de la musique, il faut tout de même rappeler que le piratage est à l’origine de la destruction de plusieurs milliers d’emplois. Par sa faute, des auteurs ont tout simplement été lâchés par leurs maisons de disque qui ne les considéraient plus comme rentables. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Plus grave encore, il existe certains secteurs totalement sinistrés comme c’est le cas pour la musique classique. Le piratage mais aussi les compilations à bas prix, freinent le développement de cette branche particulière qui vit actuellement sur ses acquis et la masse conséquente de ses enregistrements passés. Mais cette profusion est trompeuse puisqu’elle cache une réalité inquiétante : il y a très peu de disques de musique classique de bonne qualité qui sont actuellement enregistrés et le déclin semble bel et bien entamé. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Une nouvelle stratégie &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Les « majors » sont-elles condamnées ? Pas si sûr. Comme l’ont fait d’autres entreprises dans d’autres secteurs d’activité, elles s’adaptent en essayant de mettre au point de nouvelles stratégies. D’abord, elles ont décidé d’être plus ou moins tolérantes avec les jeunes pirates, en axant leur discours sur l’éthique et le respect du travail des artistes. Aux Etats-Unis, cela donne quelques résultats puisque les téléchargements légaux de musique sur internet ont progressé de 21 % en 2007 par rapport à l’année précédente. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Ensuite, l’industrie du disque est en train de se transformer en industrie du concert. Les artistes qui signent avec un label doivent le plus souvent s’engager à faire des tournées qui s’avèrent souvent très rentables au plan financier. Si un CD peut-être piraté, il faut débourser en moyenne 80 euros pour voir jouer un artiste en live. A terme, l’album de musique pourrait même devenir gratuit et ne constituer qu’un simple produit d’appel pour les concerts.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;em&gt;Akram Belkaïd&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;_&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-6058364063773099145?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/6058364063773099145/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=6058364063773099145' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/6058364063773099145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/6058364063773099145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2008/03/la-chronique-conomique-le-blues-de.html' title='La chronique économique : le blues de l&apos;industrie du disque'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-5116089813219699913</id><published>2008-03-09T15:18:00.000-07:00</published><updated>2008-03-09T15:26:09.627-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mondialisation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Unilever'/><title type='text'>La chronique économique : Unilever, acteur et révélateur de la mondialisation</title><content type='html'>&lt;span style="color:#000099;"&gt;_&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;Le Quotidien d'Oran, mercredi 5 mars 2008&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;La vie interne et la transformation continue des multinationales sont, sans conteste, une large source d’enseignements et peuvent même s’avérer bien plus instructives que nombre d’analyses géopolitiques. C’est le cas par exemple d’Unilever, ce géant de l’agroalimentaire et des produits de grande consommation, dont chaque mouvement sur l’échiquier global ne passe jamais inaperçu. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Il y a quelques jours, cette firme, présente sur les cinq continents, a annoncé que son conseil de direction ne comporterait plus de membres de nationalité britannique ou néerlandaise. L’annonce n’a rien d’anodin car c’est bien une page qui se tourne dans l’histoire de ce groupe, dont les origines et la matrice sont anglo-hollandaise. En effet, c’est en 1930 que la société anglaise Lever - qui fabriquait alors des savons et des produits d’entretien - a fusionné avec Unie, qui, de son côté, fabriquait de la margarine aux Pays-Bas. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;INTERNATIONALISATION DES DIRIGEANTS  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Le fait qu’Unilever ne comptera plus parmi ses hauts dirigeants de membres ayant l’une de ses deux nationalités « originelles » confirme que les grandes multinationales deviennent peu à peu des transnationales, passant au-dessus des Etats et des drapeaux, et étant même capables - cela arrivera bien un jour - de s’acheter une terre pour en faire leur propre « pays ». &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Mais il n’y a pas que cette question de l’aspect hors-nationalité des grandes sociétés. Ce qu’il y a d’intéressant dans le cas Unilever, c’est que le nouveau conseil de direction comportera 7 membres, dont un Français, trois Américains et, surtout, deux Indiens et un Zimbabwéen. Voilà, représentée de manière concrète, une autre réalité de la mondialisation. Jusqu’à présent, on parlait beaucoup des cadres supérieurs qui passaient d’un continent à l’autre. Aujourd’hui, ce sont les directions des grands groupes qui deviennent internationales. Il y a vingt ans, qui aurait pu prédire que l’un des patrons d’Unilever serait de nationalité indienne ? Et ce n’est qu’un début en attendant que Chinois, Vietnamiens ou Egyptiens ne rejoignent le cercle fermé des grands dirigeants d’entreprises globalisées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Ces dernières sont-elles pour autant multiculturelles ? Le débat n’est pas tranché. Ce qui lie des Français, des Américains, des Indiens et un Zimbabwéen à la tête d’une grande entreprise comme Unilever, c’est avant tout le partage des mêmes conceptions de l’économie de marché et de la nécessité de rémunérer comme il se doit les actionnaires. Bref, la vision libérale de l’économie est le premier ciment qui peut unir ces hommes. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Pour autant, même s’il a été éduqué dans les plus grandes écoles occidentales, un haut cadre indien n’aura jamais une vision exactement identique à celle de son homologue américain ou français. Du coup, la manière dont ces multinationales font cohabiter ces nationalités est donc, à elle seule, un vaste sujet d’étude dont la partie visible est le développement fulgurant des activités de conseil en environnement multiculturel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;CAP SUR LES PAYS EMERGENTS  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;L’autre annonce d’Unilever, qui mérite d’être signalée, concerne sa décision de créer une grande division incluant non seulement l’Asie et l’Afrique mais aussi l’Europe de l’Est qui, jusque-là, était rattachée à la division d’Europe de l’Ouest. Cette réorganisation témoigne de la volonté d’Unilever d’axer ses efforts sur les pays émergents, là où les niveaux de consommation restent bien en deçà de ce qui existe dans les pays développés. Unilever n’est pas la seule transnationale à opérer ce basculement, et cela promet de grandes batailles à coup de millions de dollars pour le contrôle des marchés émergents.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Pour des pays qui tentent, vaille que vaille, de s’insérer dans le commerce international, c’est le cas par exemple du Maroc ou de la Tunisie, le mouvement d’Unilever démontre qu’il est temps pour eux de commencer à regarder vers l’Est et le Sud plutôt que de tout miser sur les marchés européens et nord-américains, qui sont certes les plus solvables mais aussi les plus saturés et les plus limités en matière de potentiel de développement. C’est ce qui explique, entre autres, pourquoi de nombreux pays du Sud tentent aujourd’hui de signer des accords de libre-échange entre eux.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-5116089813219699913?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/5116089813219699913/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=5116089813219699913' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/5116089813219699913'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/5116089813219699913'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2008/03/la-chronique-conomique-unilever-acteur.html' title='La chronique économique : Unilever, acteur et révélateur de la mondialisation'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-2713473999730470204</id><published>2008-03-03T03:26:00.000-08:00</published><updated>2008-03-03T03:29:20.521-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Agflation'/><title type='text'>La chronique de l'économie : Agflation</title><content type='html'>_&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Le Quotidien d'Oran, mercredi 27 février 2008&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le terme n’est pas nouveau -il a été utilisé au début des années 1970 - mais il commence à peine à entrer dans le langage commun. En contractant agriculture et inflation, il désigne la hausse brutale des prix des produits agricoles et alimentaires, un phénomène dont on parle désormais aux quatre coins de la planète, avec tout ce que cela englobe comme tensions sociales et défis imposés aux gouvernements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin de l’été dernier, la « grève des pâtes », lancée en Italie pour dénoncer la hausse des prix de cet aliment incontournable pour les Italiens n’a ainsi été qu’un maillon parmi tant d’autres dans la longue chaîne des protestas qui, de la Chine au Mexique, ont poussé des milliers de personnes à investir la rue pour manifester contre cette inflation d’un genre nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le cas aussi en France où une récente enquête vient de mettre en exergue des hausses de prix stupéfiantes pour certains produits alimentaires comme les laitages ou les céréales (plus de 30 % en quelques mois). Certes, pour cet exemple précis, il est difficile de savoir si le problème réside en amont, c’est-à-dire au niveau des producteurs ou alors en aval, c’est-à-dire au niveau des distributeurs ou des intermédiaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le plus important, c’est que ces hausses n’ont pu intervenir que parce qu’il existe bel et bien une tendance haussière des matières premières agricoles, phénomène qui encourage certains opérateurs économiques à profiter de l’aubaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les explications à propos de l’agflation sont nombreuses et complémentaires. La première est la plus logique mais aussi la plus inquiétante. Dans un monde globalisé, où la population de la planète ne cesse d’augmenter alors que les surfaces cultivées diminuent, il est normal, par effet mécanique, d’assister à la hausse des prix agricoles, la demande étant plus importante que l’offre. De plus, la mondialisation fait se diffuser et s’uniformiser les modes de consommation de manière plus rapide. Hier, la Chine et l’Inde réussissaient à préserver leurs modèles d’alimentation traditionnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, ce n’est plus le cas : laitages, céréales voire même café et chocolat sont presque autant recherchés par leurs consommateurs qu’en Europe ou aux Etats-Unis. Résultat, il existe aujourd’hui une compétition pour l’acquisition de produits alimentaires qui, sans être aussi féroce que celle existant pour le pétrole, est certainement appelée à s’exacerber.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde explication réside dans les conséquences pour le moins néfastes des accords de libre-échange signés par des pays à vocation agricole. C’est le cas par exemple du Mexique, l’un des principaux producteurs mondiaux de maïs et dont les récoltes sont en chute libre parce que ses paysans ne peuvent pas lutter contre les importations de produits américains lesquels, signalons-le au passage, bénéficient de subventions huit fois plus élevées que celle que Mexico accorde à ses agriculteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résultat, ces derniers remplacent leurs cultures de maïs ou de céréales par du pavot ou de la marijuana et c’est ainsi que le Mexique est en passe actuellement de devenir le premier producteur mondial de cette plante. Voilà comment la combinaison du libre-échange et le trafic de drogue contribuent à l’agflation en encourageant la disparition de cultures de produits alimentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la lutte contre le réchauffement climatique a parfois des mauvais côtés. La montée en puissance des biocarburants ou, pour être plus précis, des agrocarburants est aussi responsable de l’agflation. En favorisant le marché du carburant « propre », certains agriculteurs ont fait le choix de l’automobile contre celui de l’alimentation de l’être humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a d’ailleurs là un véritable problème éthique qui n’est pas suffisamment abordé : comment peut-on privilégier la voiture au détriment de l’alimentation dans le monde ? Conséquence : dans les pays les plus pauvres, le Programme alimentaire mondial de l’ONU, le PAM, n’arrive plus à répondre à la demande. En vendant leur production à des fabricants d’éthanol, les agriculteurs n’avivent pas simplement l’agflation, ils contribuent à aggraver le drame de la faim dans le monde. C’est l’un des scandales majeurs de notre monde globalisé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-2713473999730470204?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/2713473999730470204/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=2713473999730470204' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/2713473999730470204'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/2713473999730470204'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2008/03/la-chronique-de-lconomie-agflation.html' title='La chronique de l&apos;économie : Agflation'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-1705561278006443326</id><published>2008-02-20T06:46:00.000-08:00</published><updated>2008-02-20T06:51:25.923-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fonds souverains'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Adia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='QIA'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Australie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Koweït'/><title type='text'>Chronique économique : Pressions sur les fonds souverains arabes</title><content type='html'>.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;Le Quotidien d'Oran, mercredi 20 février 2008&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;C’est donc l’Australie qui, la première, vient d’ouvrir le feu sur les fonds souverains qui persisteraient à rester sourds aux critiques et mises en garde les concernant à propos de leur opacité. En effet, Canberra vient d’édicter six règles destinées à «améliorer la transparence» des investissements étrangers réalisés sur son sol. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;L’un des points les plus importants concerne le fait que les autorités australiennes examineront de près le niveau d’autonomie du fonds souverain vis-à-vis du gouvernement de son pays. On comprend le souci des dirigeants australiens. S’ils ne refusent aucun investissement étranger, ils souhaitent tout de même avoir un droit de regard sur les entrées de capitaux qui seraient motivées par une décision politique extérieure.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Cette exigence résume à elle seule le grand bras de fer qui se profile entre, d’une part, les nations industrialisées et, de l’autre, les fonds souverains arabes, russe et asiatiques. Les premières aimeraient que les seconds soient plus transparents, rendent publics leurs avoirs, détaillent leurs stratégies d’investissement et ne taisent pas leurs opérations. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Autant de «demandes» que les fonds souverains considèrent comme une atteinte à leur liberté d’autant que d’autres investisseurs, à commencer par les fonds spéculatifs ou «hedge funds», ne se voient imposer aucune contrainte. De même, ne comprennent-ils pas cette soudaine levée de boucliers alors qu’ils existent, pour certains d’entre eux, depuis plusieurs décennies.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;En fait, c’est bien parce que les fonds souverains ont changé qu’ils inquiètent. Jusqu’à ces dernières années, ils investissaient leurs avoirs dans des placements sûrs et peu risqués à l’image des bons du Trésor américains voire européens (notamment le «bund» allemand). Mais leur stratégie a quelque peu changé depuis le début du siècle. Ces fonds n’hésitent plus à faire leurs emplettes sur des segments un peu plus risqués mais a priori plus rémunérateurs comme le marché boursier ou celui des changes. Deux environnements jugés stratégiques par les nations industrialisées. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Pour ce qui est des Bourses, la crainte est que des fonds souverains opèrent un contrôle rampant des fleurons des économies industrialisées. Une telle peur s’est par exemple matérialisée lorsque le fonds souverain d’Abu Dhabi (Abu Dhabi Investment Authority ou Adia) a déboursé plus de 7 milliards de dollars pour acquérir 4,9% du capital de Citigroup, la première banque américaine. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;A l’époque, de nombreuses informations ont fait état du fait que Adia aurait souhaité prendre une part plus grande dans «Citi» mais qu’il a renoncé parce que toute acquisition de plus 5% du capital de la banque aurait permis à la Securities and Exchange Commission (SEC, le gendarme boursier américain) de mettre son nez dans la transaction.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Face aux critiques, les fonds souverains arabes ont des réponses quelque peu différentes. Celui du Koweït, l’un des plus anciens au monde puisqu’il a été créé en 1953, met en avant sa relative transparence et son fonctionnement autonome vis-à-vis des autorités politiques. Il faut dire que ce fonds a connu une cuisante expérience lorsqu’il avait tenté de prendre le contrôle du pétrolier britannique BP dans les années 1990 avant de faire machine arrière face au refus de Margaret Tatcher d’accepter une telle opération. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Quant aux autres fonds, qu’il s’agisse de celui d’Abu Dhabi, de Dubaï ou du Qatar, ils ne peuvent guère se targuer de leur transparence et encore moins d’une autonomie par rapport aux familles régnantes. En effet, il est toujours difficile de faire la part des choses entre les avoirs du fonds et ceux des dirigeants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Du coup, ces fonds avancent un autre argument assez convaincant. Ils répètent à l’envi que leurs investissements sont destinés à préparer l’après-pétrole et qu’il ne s’agit pour eux en aucune façon de prendre le contrôle des économies occidentales. Une manière intelligente de se différencier d’autres fonds, notamment russe et chinois, qui eux ne cachent guère leur volonté de s’imposer en tant que bras armés de leurs gouvernements.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Akram Belkaïd&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-1705561278006443326?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/1705561278006443326/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=1705561278006443326' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/1705561278006443326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/1705561278006443326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2008/02/chronique-conomique-pressions-sur-les.html' title='Chronique économique : Pressions sur les fonds souverains arabes'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-9005590082491208845</id><published>2008-02-15T14:00:00.000-08:00</published><updated>2008-02-15T14:11:25.363-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='banques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='UBS'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société générale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Crise des subprimes'/><title type='text'>La chronique économique : Le marché devant, les institutions internationales loin derrière</title><content type='html'>_&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;em&gt;Le Quotidien d'Oran, mercredi 13 février 2008&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Akram Belkaïd&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les crises financières se suivent et, finalement, se ressemblent en cela qu'elles sont toujours suivies par les mêmes promesses d'ivrognes. Prenez la récente réunion du G7. Comme il fallait s'y attendre, les grands de ce monde (cette notion étant de plus en plus discutable car des pays comme la Chine, l'Inde ou le Brésil auraient aussi leur place dans ce club fermé) nous ont encore gratifiés de déclarations lénifiantes sur la nécessité de mettre en place des mécanismes préventifs pour la détection des crises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reprenez les communiqués qui avaient suivi l'explosion de la bulle internet ou, plus loin encore, ceux qui avaient été émis après la bourrasque asiatique de 1997, et vous trouverez les mêmes mots, les mêmes formules volontaristes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puisque l'on parle de la crise asiatique, qui se souvient de la création, à l'époque, du Forum de stabilité financière, un « machin » qui regroupe des banquiers centraux et dont on entend parler de temps à autre ? Et c'est ce Forum que le G7 vient de ressortir en l'engageant à travailler « de manière plus rapprochée » avec le Fonds monétaire international (FMI) afin d'identifier « les vulnérabilités » du système financier et « d'améliorer les mécanismes d'alerte précoce. » Et patati, et patata...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne ne contestera que ni le Forum de stabilité financière et encore moins le FMI n'ont vu venir la crise du crédit hypothécaire américain. Le premier peut se prévaloir de quelques excuses dont celle qui consiste à déplorer son manque de moyens financiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'affaire est un peu plus compliquée pour le Fonds monétaire dont le directeur général, Dominique Strauss-Kahn, affirme que cette institution a bel et bien vu venir la crise des « subprime » mais qu'elle n'a peut-être pas été suffisamment audible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est peut-être vrai car, concernant le FMI, il n'est pas idiot de se demander si quelqu'un l'écoute encore. En mal de pays débiteurs, discrédité par la crise asiatique et incapable de se réformer, le FMI a perdu de son aura et cela entame sa crédibilité vis-à-vis des marchés financiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, il faudrait appeler un chat un chat et convenir que les institutions internationales comme les gouvernements ont perdu l'ascendant sur ce qu'elles ont contribué à créer. En un mot, le politique comme les autorités de supervision sont à la traîne derrière un marché débridé qui, hier encore avait déjà une longueur d'avance mais qui aujourd'hui en a trois ou quatre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré leurs beaux discours, les fonctionnaires du FMI comme les membres du Forum de stabilité financière, voire comme les banquiers centraux, en sont réduits à attendre que cela se passe pour réagir. Et après la crise, il leur est toujours facile d'édicter quelques lois, lesquelles seront de toutes les façons inefficaces puisqu'elles ne remettront pas en cause la sacro-sainte dérégulation des marchés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui se passe actuellement dans le secteur bancaire illustre bien le manque d'ascendant des institutions internationales sur le marché. Quand le G7 fait mine de s'énerver en exigeant des banques qu'elles publient toutes leurs pertes dues aux « subprime », on réalise soudain que quelque chose va mal car, naïvement, on pourrait penser que les règles comptables et prudentielles commandent à tout établissement bancaire de publier ses comptes sans attendre les supplications du G7. Le fait même que l'on ne sache pas si le total de ces pertes, pour l'industrie bancaire, est de 120 milliards de dollars ou de 400 milliards de dollars, montre bien à quel point le système est dévoyé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, pour reprendre les propos de Mario Draghi, le gouverneur de la Banque d'Italie et le président du Forum de stabilité financière, les quinze prochains jours vont être cruciaux puisque c'est durant ce laps de temps que de nombreuses banques vont publier leurs comptes certifiés pour l'année 2007. Et dans cette affaire, qu'il s'agisse de la Société Générale, d'UBS ou d'autres, le pire est bien possible...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-9005590082491208845?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/9005590082491208845/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=9005590082491208845' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/9005590082491208845'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/9005590082491208845'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2008/02/la-chronique-conomique-le-march-devant.html' title='La chronique économique : Le marché devant, les institutions internationales loin derrière'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-906950217913235816</id><published>2008-02-07T08:30:00.000-08:00</published><updated>2008-02-12T11:46:22.364-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='currencies'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='monnaies'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Golfe'/><title type='text'>Analyse : Les monnaies du Golfe piégées par le billet vert</title><content type='html'>_&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;em&gt;La Tribune, mardi 5 février 2008&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;- Face à une inflation galopante, les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (GCC) hésitent à réévaluer leurs monnaies arrimées au dollar.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;- Un tel mouvement entraînerait une nouvelle faiblesse du dollar, qui diminuerait d'autant les recettes générées par la vente de leur pétrole.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Réévaluera ou ne réévaluera pas ? Peg supprimé ou non ? Depuis plusieurs mois, les banquiers centraux de cinq des six pays du Conseil de coopération du Golfe (GCC) déroutent les observateurs en multipliant les déclarations contradictoires à propos de leurs monnaies, toutes arrimées par un lien fixe au dollar US (seul le dinar du Koweït est lié à un panier de devises depuis mai 2007). Face à la glissade du billet vert qui entraîne vers le fond rial omanais, qatari et saoudien, dinar de Bahreïn et dirham émirati, et une inflation qui bat tous les records, plusieurs responsables régionaux ont évoqué l'hypothèse d'une réévaluation de ces devises, voire d'une suppression pure et simple du peg. Mais ils ont fait machine arrière alors que le marché des changes était persuadé que le réajustement n'était plus qu'une question d'heures. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Le cas le plus caractéristique de ces tergiversations est celui des Émirats arabes unis (EAU). En novembre, Sultan Bin Nasser al-Suwaidi, gouverneur de la banque centrale, a appelé les pays du Golfe à abandonner le peg au profit d'un panier de devises pour contrer les tensions inflationnistes. Quelques semaines plus tard, cet appel était réitéré et assorti de la promesse que les Émirats ne procéderaient à aucune réévaluation seuls, souhaitant une action de concert avec les autres pays du GCC. Mais, début janvier, le gouverneur faisait lui aussi machine arrière, estimant que le lien fixe entre le dirham et le dollar n'est pas responsable de l'inflation. Promettant de ne pas remettre en cause ce peg, Nasser al-Suwaidi a désigné l'immobilier et l'alimentation comme principales causes de la flambée des prix. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Pour bien comprendre ces atermoiements, il faut rappeler que les deux premières sorties de Nasser al-Suwaidi sont intervenues dans un contexte particulier marqué par la multiplication de protestations contre l'augmentation du coût de la vie dans les Émirats. En 2007, l'inflation émiratie a atteint en effet un plus-haut historique de 9,8 % avec des conséquences sociales importantes. Face à la grogne des fonctionnaires, le gouvernement fédéral a dû concéder des augmentations salariales de 70 %, en vigueur depuis le 1er janvier. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;De même a-t-il dû faire pression sur les entreprises privées pour qu'elles revalorisent les salaires des travailleurs immigrés en provenance d'Asie, qui avaient provoqué plusieurs émeutes, notamment à Dubaï. Ils s'estimaient doublement pénalisés par la chute du dirham et par la baisse de leur pouvoir d'achat, qui rognait d'autant le montant des mandats envoyés à leurs familles. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Ces mêmes hésitations se retrouvent au Qatar, où l'inflation flirte avec 15 %. La semaine dernière, Abdullah bin Hamad al-Attiyah, vice-Premier ministre, a déclaré que son gouvernement et la banque centrale qatarie étudiaient « le principe d'une réévaluation du riyal » tout en s'empressant d'ajouter que « rien en la matière n'était décidé ». Un chaud-froid qui n'a guère étonné les marchés tant cette question des monnaies n'est pas uniquement liée à des considérations économiques. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Attentive à ne pas froisser son allié américain mais aussi soucieuse de ne pas déprécier ses avoirs financiers libellés en large part en dollars, l'Arabie Saoudite fait pression sur ses partenaires du GCC pour maintenir un statu quo monétaire. « Nous n'avons aucun plan pour modifier ou supprimer le lien fixe entre le rial et le dollar » , affirme-t-on ainsi dans l'entourage d'Ibrahim al-Assaf, ministre des Finances saoudien. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;D'autres officiels du Royaume wahhabite reconnaissent que leur gouvernement est attentif à ne pas provoquer une baisse brutale du dollar en réévaluant le rial. Une réévaluation qui, par effet mécanique, amoindrirait la valeur des revenus pétroliers, ces derniers étant libellés en dollar. « Les pays du Golfe sont partagés entre la nécessité de ne pas diminuer le montant de leurs avoirs financiers et de leurs recettes pétrolières et celle de combattre une inflation qui posent de sérieux problèmes sociaux », juge Mario Maratheftis, économiste chez Standard Chartered. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Pour cet expert, comme pour ceux de Merrill Lynch, « la réévaluation des monnaies du Golfe n'est qu'une question de temps ». D'abord, parce que l'inflation pourrait bien atteindre les 20 % si rien n'est fait pour la juguler. Ensuite, parce que la faiblesse du dollar semble partie pour durer. Le marché des changes ne s'y est d'ailleurs pas trompé qui teste régulièrement les monnaies du Golfe. Enfin, l'exemple du Koweït plaide pour une modification du peg. Depuis mai 2007, date à laquelle la valeur du dinar est fixée par rapport à un panier de devises (où le dollar pèse tout de même 70 %), l'inflation, même si elle demeure élevée, est la mieux contrôlée de la région. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;em&gt;Akram Belkaïd&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-906950217913235816?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/906950217913235816/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=906950217913235816' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/906950217913235816'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/906950217913235816'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2008/02/analyse-les-monnaies-du-golfe-piges-par.html' title='Analyse : Les monnaies du Golfe piégées par le billet vert'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-7243419518474527745</id><published>2008-01-30T03:33:00.000-08:00</published><updated>2008-01-30T03:37:51.666-08:00</updated><title type='text'>Chronique économique : Récession américaine et nouvel ordre économique mondial</title><content type='html'>_&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;Le Quotidien d'Oran, 30 janvier 2008&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Les statistiques se suivent et se ressemblent presque toutes: l’économie américaine est en route pour la récession, certains économistes affirmant même qu’elle y est déjà entrée depuis quelques mois. Un secteur immobilier malade, des ménages qui commencent à réduire leurs dépenses de consommation, des marchés financiers qui s’affolent: un tel cocktail ne pouvait que déclencher ce retournement de conjoncture qui, concrètement, se caractérise par une production de richesses moins importante. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Du coup, la sempiternelle question revient sur toutes les lèvres: puisque l’Amérique éternue, le reste du monde va-t-il s’enrhumer ? Quoi que l’on pense des Etats-Unis, la question est légitime car l’économie de ce pays, avec près de 14.000 milliards de dollars de Produit intérieur brut (PIB), est la première de la planète, devant celles du Japon, de la Chine et de l’Allemagne.En étant les clients du monde entier, qu’il s’agisse de l’Europe, de l’Asie ou des pays d’Amérique latine, les Etats-Unis ont un effet d’entraînement considérable sur la machine économique globale. Que la demande américaine vienne à baisser et de nombreux pays subiront le choc en retour avec le risque d’entrer, eux aussi, en récession. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Mais, pour autant, la possibilité d’une contamination est âprement discutée. Sans nier l’importance de l’économie étasunienne, il existe des experts qui pensent que le monde peut s’adapter à sa faiblesse, voire à continuer à bien fonctionner sans dépendre d’elle. C’est la thèse du découplage. Elle n’est pas nouvelle et émerge à chaque fois que les Etats-Unis connaissent un trou d’air. Mais cette fois-ci, assurent ceux qui la défendent, l’environnement est totalement différent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;En 2001, date de la dernière récession américaine, les pays émergents tels que le Brésil, la Russie, l’Inde ou la Chine (les fameux BRIC, selon l’acronyme élaboré par Goldman Sachs pour suivre l’évolution de la mondialisation et des pays émergents) n’avaient pas atteint le niveau de développement qui les caractérise aujourd’hui. Et encore, il convient de rappeler que la récession américaine de 2001 n’a duré que deux trimestres, ce qui oblige à revenir à 1991 pour retrouver trace d’un repli durable de l’activité économique aux Etats-Unis. Un repli qui avait permis à Bill Clinton de remporter la présidentielle de 1992 face à Bush père grâce au fameux slogan «It’s the economy, stupid !».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;En 1991, Internet en était à ses balbutiements, la Russie s’effondrait, la Chine reprenait discrètement sa place sur l’échiquier mondial après les massacres de Tian’anmen de 1989. Aujourd’hui, la situation est totalement différente. Les pays émergents commercent de plus en plus entre eux ou avec l’Europe. L’Allemagne, championne du monde des exportateurs avec 200 milliards de dollars d’excédent commercial en 2007, a autant de débouchés commerciaux en Asie que sur le Vieux Continent ou aux Etats-Unis. Bref, la théorie du découplage n’est pas farfelue, même s’il faut garder à l’esprit qu’une longue récession aux Etats-Unis aura des conséquences négatives sur toute la planète.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Mais si ce découplage se vérifie dans les prochains mois (à supposer que la récession américaine ait bien lieu, ce qui reste encore à prouver...), cela pourrait marquer l’émergence d’un nouvel ordre économique mondial et démontrer que le centre de gravité économique de la planète est en train de se déplacer vers l’Est. Peut-on dès lors affirmer, comme le fait l’hebdomadaire Newsweek, que « l’Amérique sera alors entrée en déclin » ? Peut-être pas, mais il faut d’ores et déjà scruter avec soin les statistiques et études comparatives. Et déjà, l’une d’elles mérite réflexion. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Selon le McKinsey Global Institute, un cercle de réflexion (think tank) dépendant de la firme de conseil, le total des actifs financiers est désormais plus important en Europe qu’aux Etats-Unis, ce qui n’était pas encore le cas en 2006, où les marchés américains détenaient 56.000 milliards de dollars contre 53.000 milliards pour leurs homologues européens, britanniques compris. C’est peut-être là le premier indice annonciateur de la perte de vitesse de l’Amérique par rapport à ses concurrents.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Akram Belkaïd&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-7243419518474527745?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/7243419518474527745/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=7243419518474527745' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/7243419518474527745'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/7243419518474527745'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2008/01/chronique-conomique-rcession-amricaine.html' title='Chronique économique : Récession américaine et nouvel ordre économique mondial'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-7442035930933938405</id><published>2008-01-23T15:19:00.000-08:00</published><updated>2008-01-23T15:29:33.374-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='subprime'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='wall street'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise boursière'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='main invisible'/><title type='text'>L'avidité et les bêtises de la main invisible</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/R5fNx6DH0MI/AAAAAAAAACc/1FAEph0X6x0/s1600-h/panique+boursi%C3%A8re.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5158818155455828162" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/R5fNx6DH0MI/AAAAAAAAACc/1FAEph0X6x0/s320/panique+boursi%C3%A8re.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;_&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;Le Quotidien d'Oran, mercredi 23 janvier 2008&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il est encore trop tôt pour tirer les leçons de la récente tempête qui vient d'ébranler les Bourses mondiales, on peut d'ores et déjà se pencher sur l'un de ses aspects et en tirer une conclusion qui devrait faire réfléchir tous ceux qui ne jurent que par le marché et sa prétendue science infaillible. Que s'est-il passé pour que la panique s'empare des opérateurs et les pousse à vendre à tout va ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On le sait, à l'origine de cette pagaille, il y a la fameuse crise des « subprime » aux Etats-Unis, ces prêts immobiliers risqués, qui plombent désormais le bilan de nombreuses banques et qui n'ont pas fini de faire parler d'eux. On remarquera pourtant, que cette crise dure depuis juin dernier et que personne n'ignorait que les établissements financiers sont les plus exposés. En fait, comme pour toute explosion, il a fallu une étincelle, et c'est George W. Bush qui l'a provoquée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne s'agit pas d'accabler une nouvelle fois le président américain mais, de noter que c'est après qu'il eut annoncé un plan de relance fiscal de 150 milliards de dollars que les Bourses américaines ont commencé à dévisser, entraînant dans leur chute les autres places de la planète. Pourtant, l'intention de Bush était louable puisqu'il s'agissait de redonner confiance aux Américains en leur proposant des rabais fiscaux destinés à les encourager à consommer et donc à empêcher que l'économie de leur pays, qui dépend aux deux tiers de la consommation, n'entre en récession.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question est donc de savoir pourquoi Wall Street n'a pas apprécié le plan Bush au point de déclencher un mini-krach mondial. La réponse est simple : les opérateurs n'attendaient pas un plan de relance fiscal destiné à sauver l'économie réelle. Ils espéraient plutôt, pour ne pas dire qu'ils exigeaient, des mesures de sauvetage pour la sphère financière. En un mot, le marché attendait de la présidence américaine qu'elle épongeât ses errements. Si Bush avait annoncé le déblocage de 150 milliards de dollars pour renflouer les établissements mis à mal par la crise des « subprime », il y a fort à parier que tous les indices boursiers auraient battu des records à la hausse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, deux conclusions s'imposent. La première est d'ordre général et c'est plutôt un rappel. Qu'on le veuille ou non, c'est bel et bien l'appât du gain qui guide le marché et cela quel qu'en soit le prix final. Comme pour les scandales précédents (Enron, Worldcom, LTCM, Barrings,...), les langues vont bien finir par se délier et on réalisera alors, à quel point l'âpreté l'a disputé à l'imprudence dans cette affaire où des centaines de banques et des milliers de fonds ont bâti des châteaux de carte à partir de produits financiers risqués, puisque adossés à des créances quasiment insolvables. « Greed », est d'ailleurs le mot qui revient le plus souvent dans les commentaires d'experts. Il signifie avidité et il résume bien ce qui a caractérisé les marchés dans cette affaire des « subprime ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième conclusion découle de ce qui précède. Disons-le et répétons-le, la fameuse « main invisible » qui agirait pour donner au marché toute sa rationalité n'est qu'une fumisterie à laquelle, de toutes les façons, seuls quelques ultra-libéraux continuent de croire cela sans oublier une kyrielle d'experts du Sud qui pensent être crédibles en ânonnant que le marché peut tout et qu'il a toujours raison. D'abord, le marché s'est trompé en se fourvoyant à propos de crédits vérolés et, de plus, il a été incapable de détecter à temps leur dangerosité. Mieux, ou pire, il a espéré jusqu'au bout l'intervention directe de l'Etat américain pour qu'il efface son ardoise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En un mot, quand les choses vont mal, il n'y a pas de « main invisible » qui tienne et les opérateurs des marchés s'en remettent toujours à l'intervention publique. C'est une leçon à méditer alors que l'on continue ici et là à promouvoir le dogme du moins d'Etat.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-7442035930933938405?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/7442035930933938405/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=7442035930933938405' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/7442035930933938405'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/7442035930933938405'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2008/01/lavidit-et-les-btises-de-la-main.html' title='L&apos;avidité et les bêtises de la main invisible'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/R5fNx6DH0MI/AAAAAAAAACc/1FAEph0X6x0/s72-c/panique+boursi%C3%A8re.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-8451003160936560096</id><published>2008-01-20T08:49:00.000-08:00</published><updated>2008-01-20T08:52:53.272-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prévisions 2008'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Financial Times'/><title type='text'>L’année 2008 vue par le Financial Times</title><content type='html'>.&lt;br /&gt;Il n'est jamais trop tard pour que ce blog en parle...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publiées le 31 décembre 2007, les prévisions du Financial Times enregistrent déjà une confirmation puisque le quotidien de la City a prédit que le baril de pétrole dépasserait les 100 dollars (en raison notamment du gros appétit chinois pour l’or noir) ce qui a été chose faite dès le 2 janvier à New York. Voici les perspectives dressées par le « FT » qui, à la fin 2006, avait anticipé la crise des subprime aux Etats-Unis et l’émergence de Barack Obama comme principal adversaire d’Hillary Clinton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sarkozy va-t-il exploser ?&lt;/strong&gt; « Un homme qui fait craquer des allumettes dans un entrepôt rempli de pétards ». Telle est la définition du FT de la façon dont Sarkozy gouverne la France. Et le FT de dresser la liste des « combustibles » : le droit du travail, les universités, les banlieues, les fonctionnaires et même la politique étrangère. Mais, tempère le FT, Sarkozy connaît bien les Français et se gardera de prendre des risques en 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Elections US.&lt;/strong&gt; Pour le « FT », le prochain président des Etats-Unis sera Hillary Clinton et cela malgré la montée en puissance de Barack Obama. Pour le quotidien, l’ex-first lady n’abandonnera pas la partie même si elle perd les premières primaires. Son avantage par rapport à Obama étant qu’elle est la mieux placée pour faire entendre sa voix dans les 22 Etats qui organiseront simultanément leurs primaires le mardi 5 février (« super Tuesday »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’Irak démembré&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;?&lt;/strong&gt; Le FT n’y va pas par quatre chemins et affirme que ce pays est déjà désintégré et ne peut être considéré comme étant uni. Seule chance pour l’Irak de plus ou moins s’en sortir, selon le FT : une entente régionale entre l’Arabie Saoudite et l’Iran (qui serait possible) et une négociation entre l’Iran et les Etats-Unis (qui n’est pas à l’ordre du jour).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’Iran et la bombe.&lt;/strong&gt; Le Financial Times estime que l’Iran n’aura pas la bombe en 2008 mais plutôt en 2009 voire entre 2010 et 2015. A condition de relancer son programme nucléaire militaire dont les agences de renseignement américain ont affirmé en décembre dernier qu’il avait été interrompu en 2003.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pakistan.&lt;/strong&gt; Pour le quotidien de la City, il y a de grandes chances pour que Pervez Musharraf, qu’il soit ou non impliqué dans l’assassinat de Benazir Bhutto, ne dirige plus le Pakistan d’ici la fin 2008. Le FT prédit une grande instabilité pour ce pays en 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Russie.&lt;/strong&gt; Le FT résume le scénario probable : Vladimir Poutine a choisi Dimitri Medvedev pour lui succéder. Ce dernier sera élu président de la Russie et nommera Poutine premier ministre lequel pourrait faire passer une loi au parlement lui donnant plus de pouvoirs. Mais le FT nous rassure, l’actuel président et futur premier ministre n’a pas les moyens de devenir un dictateur…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Kyoto.&lt;/strong&gt; Pour le FT, il y aura des progrès en 2008 dans les négociations sur le réchauffement climatique et la limitation des gaz à effet de serre. Et l’essentiel des discussions devrait tourner autour des efforts que les pays industrialisés vont exiger des émergents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une récession aux Etats-Unis ?&lt;/strong&gt; Elle sera très courte début 2008 mais l’économie américaine devrait reprendre lentement du poil de la bête, notamment grâce aux exportations, affirme le FT. Au programme : poursuite de la chute des prix de l’immobilier, taux bas mais point trop car la Fed ne pourra pas ignorer l’inflation tandis que la prudence des consommateurs (dont les dépenses contribuent aux deux tiers de l’économie américaine) sera compensée par de meilleurs résultats pour les entreprises et donc un marché du travail toujours aussi dynamique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Crise des « subprime ».&lt;/strong&gt; Le quotidien des affaires estime que cette crise va continuer en 2008 même si le secteur bancaire semble avoir pris conscience de l’ampleur des dégâts (près de 200 milliards de dollars de pertes) et entrepris les actions pour amortir leurs conséquences. Pour autant, le FT s’inquiète d’une possible contagion à d’autres secteurs du crédit, notamment celui des cartes bancaires et affirme que le scénario catastrophe serait que des entreprises fassent défaut, c’est-à-dire qu’elles ne puissent plus rembourser leurs emprunts, qu’ils soient bancaires ou obligataires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les taux en Europe.&lt;/strong&gt; Le FT pense qu’ils vont finir par baisser même si la Banque centrale européenne est actuellement vigilante vis-à-vis de l’inflation. Cela signifie qu’une hausse peut même précéder une baisse, cette dernière n’étant pas attendue avant le second semestre 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les Bourses.&lt;/strong&gt; L’année qui commence pourrait être celle d’une transition pour les marchés boursiers mondiaux, affirme le Financial Times. Soumis aux inquiétudes vis-à-vis de la crise du crédit et de la possible entrée en récession de l’économie américaine, les marchés pourraient toutefois bénéficier de la baisse des taux aux Etats-Unis et de la multiplication des opérations de fusions-acquisitions. Mais leur gain sera modeste, avertit le FT.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Citigroup.&lt;/strong&gt; Le FT écarte l’idée d’un possible éclatement de la première banque américaine secouée par la crise des subprime (laquelle a conduit au départ de son PDG Chuck Prince). Pour mémoire, le fond souverain d’Abou Dhabi est entré dans le capital de cette banque en novembre dernier en rachetant 4,9 % de son capital pour 7,5 milliards de dollars. A la mi-janvier, la banque américaine a ouvert son capital à d’autres fonds souverains dont celui du Koweït.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le Yuan.&lt;/strong&gt; Non, la Chine ne va pas réévaluer sa monnaie vis-à-vis du dollar. Pekin va laisser le renminbi fluctuer vis-à-vis du dollar mais dans une fourchette fixe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les prix de l’immobilier à Londres.&lt;/strong&gt; Ils vont chuter mais sans krach, affirme le FT qui cite cinq raisons : ils sont trop hauts actuellement, les conditions d’accès au crédit immobilier sont plus difficiles, ils ont déjà commencé à baisser dans le reste du pays, l’économie britannique est en train de ralentir et les établissements de crédit hypothécaire ne voient aucun changement dans le marché immobilier pour 2008 (ce qui revient, selon le FT, à prédire une baisse des prix).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-8451003160936560096?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/8451003160936560096/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=8451003160936560096' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/8451003160936560096'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/8451003160936560096'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2008/01/lanne-2008-vue-par-le-financial-times.html' title='L’année 2008 vue par le Financial Times'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-3717619052524696941</id><published>2008-01-19T09:16:00.000-08:00</published><updated>2008-01-19T09:19:49.888-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Algérie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fonds souverain'/><title type='text'>La chronique économique : Fonds souverain: mais qu'attend donc l'Algérie !</title><content type='html'>&lt;span style="color:#000099;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Quotidien d'Oran, mercredi 16 janvier 2008&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la crise de l'immobilier aux Etats-Unis, le retour des tensions inflationnistes et la flambée des cours du pétrole et de l'or, la montée en puissance des fonds souverains («Sovereign wealth fund», en anglais), notamment ceux d'Asie et des pays du Golfe, fait partie des thèmes qui tiennent actuellement la vedette de l'actualité économique mondiale. En effet, il ne se passe pas une semaine sans que la presse économique internationale n'annonce une opération majeure menée par l'un de ces fonds dont l'une des missions majeures est d'investir pour les générations futures. En novembre dernier, l'Abou Dhabi Investment Authority (ADIA), fonds souverain de l'émirat d'Abou Dhabi ( 1.000 milliards de dollars d'avoirs), a ainsi créé la sensation en rachetant 5% du capital de Citigroup, la première banque américaine, pour 7,5 milliards de dollars. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Depuis, les entrées dans le capital de grandes banques d'affaires par des fonds souverains asiatiques ou arabes se multiplient et il est d'ores et déjà acquis que Citigroup, Merrill Lynch et Morgan Stanley ainsi que d'autres fleurons de la finance mondiale vont encore plus s'ouvrir aux appétits des fonds d'Etat. Et ces derniers ne se contentent pas des banques puisqu'ils visent tous les secteurs qu'il s'agisse de la distribution, des technologies de l'information voire de la pharmacie ou de l'automobile.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Dès lors se pose une question toute simple: qu'attend l'Algérie pour créer son fonds souverain ? Pourquoi se priver de l'opportunité de prendre des participations, même minoritaires, dans des entreprises globalisées qui sont à la recherche d'argent frais ? Par ces temps où, en Occident, le crédit est difficile à obtenir, les pays qui profitent de la hausse des prix du pétrole ou, dans le cas asiatique, du boom de leurs exportations, ont compris que l'occasion est trop belle de mettre un pied dans l'économie des pays industrialisés. Pourquoi donc rester en dehors de ce mouvement ? L'été dernier, c'est la Libye qui a créé son fonds et l'Egypte pourrait en faire autant au cours des prochains mois. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Partout, la démarche est la même: prendre des participations en achetant des actions - et non plus uniquement des obligations d'Etat - en vue de retours sur investissements conséquents à long terme. Car, contrairement à ce qu'essaient de faire croire les contempteurs occidentaux des fonds souverains, ces derniers ne ressemblent en rien aux «hedge funds» spéculatifs. Bien géré, un fonds souverain n'est ni plus ni moins qu'une assurance pour l'avenir. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Un argument, souvent entendu, concerne la prudence nécessaire que l'Algérie se doit d'avoir en matière de gestion de ses recettes en devises étrangères. Soit. Mais, dans aucun pays, il n'est question de tout mettre dans un fonds souverain. Une infime partie du surplus budgétaire ou des réserves détenues par la Banque centrale pourrait être versée dans un fonds souverain autorisé à mener une politique d'investissement plus dynamique. A titre d'exemple, le fonds souverain du sultanat d'Oman possède entre 6 et 10 milliards de dollars tandis que celui du Qatar gère entre 60 et 70 milliards de dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'argument de l'absence d'expertise en matière de gestion d'actifs internationaux ne tient pas non plus la route. A considérer qu'elle n'existe pas en Algérie - ce qui reste à prouver -, cette matière grise est désormais une marchandise qui s'achète, se loue ou s'échange comme en témoigne le cas de China Investment Corp, le fonds d'Etat chinois créé en septembre dernier pour gérer un portefeuille de 200 milliards de dollars. Afin d'assurer au mieux sa mission et investir dans les marchés d'actions, ce fonds a lancé en décembre un appel d'offres qui a reçu, dès la mi-janvier, plus de 100 candidatures de gérants internationaux de portefeuille. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Parmi les clauses que China Investment Corp va imposer au gérant qui sera choisi, figure notamment l'obligation de formation de cadres chinois. Pour l'Algérie, la création d'un fonds souverain aurait donc au moins un avantage majeur: celui d'améliorer l'expertise algérienne en matière d'investissements internationaux avec, pour objectif, si ce n'est pour modèle, le cas d'école du Koweït dont le fonds souverain, la Kuwait Investment Authority (200 milliards de dollars d'actifs), a été créé en 1953 et dont les effectifs sont aujourd'hui constitués dans leur grande majorité, et à tous les niveaux hiérarchiques, de ressortissants koweitiens.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la manière décomplexée dont le Qatar gère son fonds d'Etat peut constituer un élément de comparaison: créée en 2005, la Qatar Investment Authority est dirigée par Ken Shen, un Sino-Américain, et compte en son sein des experts venus des quatre coins de la planète. Cela, et c'est le but affiché par les autorités de Doha, en attendant qu'émergent à moyen terme des responsables locaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Akram Belkaïd&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-3717619052524696941?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/3717619052524696941/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=3717619052524696941' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/3717619052524696941'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/3717619052524696941'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2008/01/la-chronique-conomique-fonds-souverain.html' title='La chronique économique : Fonds souverain: mais qu&apos;attend donc l&apos;Algérie !'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-1622845073883147990</id><published>2007-11-16T06:06:00.000-08:00</published><updated>2007-11-16T06:12:22.394-08:00</updated><title type='text'>Note de lecture : "5+5 = 32" : Un canevas pour l'Union méditerranéenne</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/Rz2lGTMgPMI/AAAAAAAAABs/7ssdVS4Trn0/s1600-h/5%2B5+%3D+32.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/Rz2lGTMgPMI/AAAAAAAAABs/7ssdVS4Trn0/s320/5%2B5+%3D+32.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5133440677922749634" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Tribune, 16 novembre 2006&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le Cercle des économistes avance des propositions pour mettre en place le projet d'Union méditerranéenne défendu par Nicolas Sarkozy. L'approche se base sur l'expérience réussie du partenariat des « 5 + 5 ». &lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Voilà un ouvrage qui devrait enfin donner de la consistance au projet d'Union méditerranéenne (UM) défendu par Nicolas Sarkozy (*). Des membres du Cercle des économistes se sont en effet penchés sur la question de l'avenir des pays du pourtour sud-méditerranéen en s'efforçant de « définir les contours d'une Union méditerranéenne » et en prenant au mot l'ancien président de la Commission européenne, Romano Prodi, qui, en mars 2003, promettait « moins que l'adhésion, plus que l'association aux pays du Maghreb ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin de s'égarer dans les habituelles déclarations plus ou moins théâtrales sur « l'idée méditerranéenne », les auteurs de ce livre ont basé leur approche sur « l'idée d'association renforcée » entre pays du nord et pays du sud de la Méditerranée en prenant pour référence un mécanisme qui a prouvé son efficacité. Il s'agit du dialogue des « 5 + 5 » qui regroupe, d'un côté, l'Espagne, la France, l'Italie, le Portugal et Malte et, de l'autre, l'Algérie, la Libye, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;En prenant appui sur cette coopération qui fonctionne, contrairement à un processus de Barcelone enlisé depuis l'interruption du processus de paix au Proche-Orient, l'Union européenne et les dix pays du Sud méditerranéen pourraient ainsi bâtir une interdépendance économique durable d'où le titre de l'ouvrage : 5 + 5 = 32.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le projet défendu ne consiste pas en une injection massive de capitaux mais en une démarche ambitieuse en matière d'institutions. Huit réformes prioritaires sont ainsi recensées dont la création d'une banque pour le développement de la Méditerranée « et le triplement des sommes consacrées au capital-risque dans la région, avec en priorité une logique de relocalisation industrielle ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À cela s'ajouteraient « la création d'une organisation euroméditerranéenne du textile », « le lancement d'un plan d'urgence euroméditerranéen consacré aux technologies de l'information » ainsi que « la création d'un observatoire des investissements directs euroméditerranéens ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réalistes, les auteurs notent que le projet d'Union méditerranéenne ne coule pas de source. Chiffres à l'appui, ils montrent que si l'Europe ne se rapproche pas des pays méditerranéens, « ce sera la Chine ou les États-Unis ». En la matière, il y a donc urgence. Mais il faudrait aussi compléter cette réflexion par le rôle fondamental que doit jouer l'Europe dans la région en matière de démocratisation. Dans cette optique, l'exigence d'acquis communautaire pourrait être étendue aux pays du Sud méditerranéen désireux de faire partie de l'UM.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Akram Belkaïd&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;(*) « 5 + 5 = 32, feuille de route pour une Union méditerranéenne »,&lt;br /&gt;Le Cercle des économistes et Hubert Védrine, 217 pages, 13,80 euros.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-1622845073883147990?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/1622845073883147990/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=1622845073883147990' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/1622845073883147990'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/1622845073883147990'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2007/11/note-de-lecture-355-32-un-canevas-pour.html' title='Note de lecture : &quot;5+5 = 32&quot; : Un canevas pour l&apos;Union méditerranéenne'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/Rz2lGTMgPMI/AAAAAAAAABs/7ssdVS4Trn0/s72-c/5%2B5+%3D+32.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-3420271643063977769</id><published>2007-11-16T05:33:00.000-08:00</published><updated>2007-11-16T05:37:46.632-08:00</updated><title type='text'>France-États-Unis, un rapprochement fragile</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/Rz2dEjMgPLI/AAAAAAAAABk/-XanWn5g19M/s1600-h/Sarko+%26+Bush.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/Rz2dEjMgPLI/AAAAAAAAABk/-XanWn5g19M/s320/Sarko+%26+Bush.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5133431851764956338" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La Tribune, 14 novembre 2007&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Derrière la "réconciliation entre la France et les Etats-Unis" proclamée par Nicolas Sarkozy, de nombreuses questions demeurent notamment à propos de l'Iran.&lt;/em&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;C'est entendu, la France et les États-Unis ont définitivement célébré leur réconciliation lors de la visite de Nicolas Sarkozy aux États-Unis la semaine dernière. Mais, au-delà des effusions et des images télévisées en boucle - notamment, les fameuses standing ovations des parlementaires américains, dont on ne répétera jamais assez qu'elles n'ont rien d'exceptionnel, car elles vont toujours de pair avec le moindre discours -, la réalité de ce rapprochement reste bien moins importante que ce que clament Paris et Washington.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cas de l'Iran illustre bien cette situation. Officiellement, les deux capitales sont sur la même position, Paris jugeant inacceptable la perspective que la république des mollahs détienne l'arme atomique tout en défendant, dans le même temps, une solution diplomatique. À ce sujet, les diplomates français font observer qu'ils ont réussi à calmer le discours belliqueux des États-Unis, qui ont longtemps répété que « toutes les options » étaient sur la table, y compris le bombardement des installations nucléaires iraniennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Deux différences majeures&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pour autant, il existe deux différences majeures entre Paris et Washington sur ce dossier, différences sur lesquelles les journalistes présents n'ont pas eu d'explications lors de la conférence de presse donnée à Mount Vernon par George W. Bush et Nicolas Sarkoy. Ainsi, quand le président français explique que rien ne s'oppose à ce que l'Iran dispose de la technologie du nucléaire civil (pour peu qu'il arrête l'enrichissement de l'uranium et démontre sa volonté de ne pas avoir la bombe), son homologue américain ne pipe mot et se garde bien de faire la même promesse. Et cela ne se comprend que si l'on saisit la seconde différence qui caractérise l'attitude des deux administrations. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pour les États-Unis, l'objectif vis-à-vis de l'Iran n'a pas changé depuis l'aube des années 1980 : il s'agit ni plus ni moins d'un changement de régime. Les diplomates américains ne cachent pas que ce but est toujours d'actualité, ce qui explique pourquoi, malgré quelques mains tendues dans le passé - ce fut le cas avec l'ancien président réformateur, Khatami -, l'Amérique a toujours refusé des négociations directes avec Téhéran. Faire tomber le régime des mollahs est la raison pour laquelle Washington ne veut pas appliquer la même approche qui a abouti, avec le succès que l'on sait, à la dénucléarisation en cours de la Corée du Nord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'inverse, et jusqu'à preuve du contraire, la France ne cherche pas à provoquer la chute de la République islamique, ce qui lui vaut, malgré le succès médiatique de la visite de Nicolas Sarkozy, la méfiance des faucons néoconservateurs qui désormais se reconstituent autour de Rudy Giuliani, l'ancien maire de New York et candidat à l'investiture républicaine pour la présidentielle de 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette différence d'approche n'a, pour l'heure, aucune conséquence, mais risque de se muer en crise si, demain, réalisant que le pire approche, les dirigeants iraniens acceptaient une solution de compromis quant à la question de l'enrichissement de l'uranium. Il faudra s'attendre alors à un durcissement de la position américaine, qui y verra une énième manœuvre dilatoire de Téhéran, et la France sera partagée entre un alignement avec Washington ou une opposition qui fera nécessairement écho à la crise irakienne de 2003. Ainsi, et alors qu'elle est présentée comme l'exemple même de la concordance de vues entre les États-Unis et la France, la crise du nucléaire iranien porte en elle les germes de futures divisions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Faiblesse du dollar&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;À cela s'ajoutent des désaccords réels, dont le président français n'a pas hésité à faire mention lors de sa visite. Il s'agit de la faiblesse du dollar, sur laquelle les Américains affirment n'avoir aucune prise, estimant le marché des changes seul juge en la matière. Pour l'heure, ce dialogue de sourds n'a pas créé de tensions entre les deux pays mais qu'en sera-t-il lorsque 1 euro vaudra 1,5, voire 1,6 dollar ? &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Enfin, et sans évoquer l'épineuse question du retour de la France au sein de l'Otan (à quelles conditions ?), de nombreuses capitales européennes attendaient de Nicolas Sarkozy, premier dirigeant d'un pays qui s'estime porteur des valeurs universelles, qu'il interpellât George W. Bush à propos de la prison de Guantanamo. Officiellement, ce ne fut pas le cas, mais tôt ou tard la France devra clarifier sa position vis-à-vis de ce centre de détention illégal au regard des lois internationales. Au risque de fâcher l'ami américain…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Akram Belkaïd&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-3420271643063977769?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/3420271643063977769/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=3420271643063977769' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/3420271643063977769'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/3420271643063977769'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2007/11/france-tats-unis-un-rapprochement.html' title='France-États-Unis, un rapprochement fragile'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/Rz2dEjMgPLI/AAAAAAAAABk/-XanWn5g19M/s72-c/Sarko+%26+Bush.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-8284605790780230722</id><published>2007-11-16T04:35:00.000-08:00</published><updated>2007-11-16T04:44:00.057-08:00</updated><title type='text'>Interview de Thomas E. Mann : « L'argent n'influe pas sur le résultat de l'élection présidentielle américaine »</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/Rz2QgzMgPKI/AAAAAAAAABc/QfVUX6k4Wq4/s1600-h/mannt_portrait.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/Rz2QgzMgPKI/AAAAAAAAABc/QfVUX6k4Wq4/s320/mannt_portrait.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5133418043445099682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Tribune, 7 novembre 2007&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Spécialiste de la vie politique américaine à la Brookings Institution, Thomas E. Mann, relativise l'impact des dépenses électorales sur l'issue du scrutin présidentiel.&lt;/em&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La Tribune.- Les sommes récoltées pour l'élection présidentielle de 2008 battent tous les records. La démocratie américaine n'est-elle pas sous le règne de l'argent ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Thomas E. Mann.-&lt;/strong&gt; Beaucoup d'argent est effectivement dépensé pour ce scrutin. Est-ce un danger pour la démocratie ? Je n'en suis pas sûr, même si je suis partisan d'une réforme sur le financement des campagnes électorales. D'abord, il ne faut pas oublier que nous sommes plus de 300 millions d'Américains et qu'il faut arriver à nous intéresser à la politique ! Dans un pays où existent mille et une sollicitations, l'argent est nécessaire pour attirer l'attention de la population et cela passe notamment par la télévision et ses spots publicitaires. Bien entendu, de nombreuses voix s'élèvent depuis des décennies pour limiter l'influence de l'argent dans les campagnes électorales mais, jusqu'à présent et selon la loi, c'est pratiquement impossible. En effet, le premier amendement de notre Constitution garantit la liberté d'expression, or, si vous empêchez quelqu'un de lever des fonds pour financer sa campagne électorale, vous vous opposez, en quelque sorte, à son droit à l'expression. Sur cette affaire, la Cour suprême est assez conservatrice et je vois mal ses membres accepter une loi qui restreindrait les dépenses électorales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il y a tout de même des restrictions pour les fonds publics alloués aux candidats ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est vrai mais cela n'a guère d'importance aujourd'hui. Désormais, tous les candidats suivent l'exemple de George W. Bush, qui, pour la présidentielle de 2000, a décidé de se passer d'argent public pour sa campagne. La démarche a deux objectifs : respecter le credo républicain qui consiste à éviter d'alourdir la dépense publique et échapper aux contraintes, notamment en matière de limitation des sommes récoltées d'un État à l'autre. Il faut aussi comprendre que l'argent est un indicateur de campagne. Un candidat n'est jugé sérieux que s'il récolte de l'argent et plus il en a et plus sa crédibilité devient importante, notamment vis-à-vis des médias.Les candidats ont-ils besoin d'autant d'argent ? À vrai dire, non. Mais il leur faut prouver qu'ils sont capables d'en trouver auprès des donateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;On en revient donc à la place principale de l'argent !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, mais au final, comme la majorité des candidats réussissent à mobiliser des sommes équivalentes, on peut affirmer sans crainte que l'argent n'influe pas de manière déterminante sur le résultat du scrutin. D'autres facteurs entrent en jeu, notamment la manière dont la campagne a été menée, l'attitude lors des débats contradictoires ou même le thème du discours. Et, pour être franc, je ne pense pas, contrairement à ce que vous croyez en France, que l'argent soit le premier problème de la vie politique américaine. Nous sommes dans une période extrêmement préoccupante où le débat politique est marqué par une extrême polarisation et une défiance des Américains à l'égard de nos institutions. L'actuel président n'est guère populaire mais, dans le même temps, il a trop de pouvoirs. C'est ce qui est le plus inquiétant. Depuis son investiture en janvier 2001, George W. Bush a réussi à rogner une parti des pouvoirs du Congrès qui est normalement la première des trois branches sur lesquelles repose notre pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cette défiance dont vous parlez est-elle responsable de la faible participation aux élections ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La participation n'est pas aussi faible qu'ont le prétend. Aux dernières élections à mi-mandat, elle a été de 60 %, ce qui n'est pas négligeable. Il faut comprendre que voter ou faire voter les gens n'est pas chose aisée. Il faut d'abord être inscrit sur les listes électorales, ce qui n'est pas obligatoire. De plus, on vote tout le temps dans ce pays, qu'il s'agisse d'élections primaires, générales ou locales. Il fut un temps où la participation était plus élevée mais la comparaison ne tient pas car, au début du siècle dernier, ni les femmes ni les jeunes ne votaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Propos recueillis par Akram Belkaïd, à Washington&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-8284605790780230722?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/8284605790780230722/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=8284605790780230722' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/8284605790780230722'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/8284605790780230722'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2007/11/interview-de-thomas-e-mann-largent.html' title='Interview de Thomas E. Mann : « L&apos;argent n&apos;influe pas sur le résultat de l&apos;élection présidentielle américaine »'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/Rz2QgzMgPKI/AAAAAAAAABc/QfVUX6k4Wq4/s72-c/mannt_portrait.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-5930996225064788031</id><published>2007-11-16T03:50:00.000-08:00</published><updated>2007-11-16T04:00:34.023-08:00</updated><title type='text'>Débat : La France est-elle devenue atlantiste ?</title><content type='html'>&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La Tribune, 6 novembre 2007&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy entame aujourd'hui une visite officielle de deux jours aux États-Unis où il entend consacrer les retrouvailles franco-américaines après la crise irakienne de 2003. En tournant la page de l'antiaméricanisme, le président français va devoir préciser jusqu'où il entend aligner la politique française sur celle de l'Amérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Oui : Patrick Basham, directeur du Democracy Institute, à Washington&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Son retour annoncé dans l'Otan le prouve"&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense effectivement que l'élection de Nicolas Sarkozy marquera un retour ferme et sans ambiguïté de la France dans la sphère atlantiste. Le plus important, c'est d'abord que Nicolas Sarkozy ait déclaré qu'il était temps de mettre fin à l'antiaméricanisme comme moteur de la politique étrangère française. Cela signifie que la France ne sera plus cet allié presque honteux des États-Unis qui, tout en étant presque toujours à leur côté, s'ingéniait à trouver des motifs de discorde pour des raisons de politique intérieure. Avec Nicolas Sarkozy comme président, je pense que la France va réintégrer l'Otan, ce qui est plus que symbolique car cela aura des conséquences concrètes sur la participation militaire française dans les opérations en Afghanistan voire en Irak, si jamais un accord est trouvé un jour pour remettre l'ONU au centre de ce dossier. Et Paris sera certainement aux côtés de Washington dans le bras de fer croissant qui oppose Américains et Russes sur les questions de défense.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;De même, la fin annoncée de la « politique arabe de la France » est-elle accueillie avec enthousiasme par l'administration américaine. À ce stade, je ne vois qu'un seul motif de désaccord entre Washington et Paris. Il s'agit de la question de la lutte contre les effets du réchauffement climatique. Aussi atlantiste soit-il, Nicolas Sarkozy n'arrivera pas à convaincre George W. Bush, ou même son successeur, fût-il un démocrate, de ratifier le protocole de Kyoto et de s'engager sur des objectifs chiffrés en matière de réduction de CO2. Mais ce n'est pas cette opposition qui poussera des Américains à verser des litres de vin français dans le caniveau !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Non : Michael Moran, directeur exécutif du Council on Foreign Relations, à New York.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Il y a une continuité entre Chirac et Sarkozy" &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Méfions-nous des simplifications et du bruit médiatique qui vont entourer la visite de Nicolas Sarkozy à Washington. Malgré ses déclarations pro-américaines, je décèle une continuité politique entre Jacques Chirac et le nouveau président français. Comme le premier, le second va continuer de dire non aux États-Unis. Non à un alignement total de la politique étrangère française sur les objectifs américains. Non à un envoi de troupes françaises en Irak, non à une généralisation du bouclier antimissile sur le sol européen, non à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne souhaitée ardemment par l'actuelle administration. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seule différence résidera dans la manière de formuler ces refus. Si Chirac, qui à mon sens était tout sauf antiaméricain, le faisait avec une certaine virulence, c'était pour des raisons de politique intérieure. Et si Sarkozy est plutôt enclin à moins rudoyer les États-Unis, c'est aussi pour des raisons de politique intérieure et sa fameuse rupture. L'antiaméricanisme ne sera donc plus la norme du discours français, et c'est tant mieux, mais cela ne veut pas dire que Nicolas Sarkozy est le nouveau Tony Blair ! Quant au possible retour de la France dans l'Otan, il s'agira plus d'une opération formelle de normalisation qu'autre chose. Durant la guerre froide, il n'est jamais venu à l'esprit des Américains que les troupes françaises ne se battraient pas à leur côté en cas d'invasion de l'Europe de l'Ouest par le Pacte de Varsovie. Avec ou sans Sarkozy les relations franco-américaines resteront compliquées tant que les Français n'admettront pas qu'ils ont été vaincus en 1940 et que c'est l'Amérique qui les a libérés en 1944…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le commentaire d'Akram Belkaïd :  Lune de miel ou pragmatisme ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La particularité des retrouvailles franco-américaines est qu'elles interviennent alors même que le motif de la « grande discorde » reste d'actualité. L'Amérique est enlisée en Irak et la France doit clarifier sa position sur ce dossier pour les prochains mois. Un retour français dans la famille atlantiste signifierait, en toute logique, que Paris accepte d'envoyer des troupes en Irak, notamment pour remplacer le contingent britannique. La question est de savoir si Nicolas Sarkozy est prêt à aller aussi loin dans sa politique pro-américaine et s'il compte ou non obtenir des compensations pour cet engagement. De même, et au-delà des beaux discours sur la réconciliation et la fin décrétée de « l'american bashing » en France, il est évident que la crise iranienne va très vite constituer un rappel à la réalité pour le président français. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France est-elle prête à renoncer à tous ses intérêts économiques, y compris pétroliers, en Iran ? Hubert Védrine, l'ancien ministre des Affaires étrangères, a coutume de dire que les États-Unis ont toujours eu leur propre agenda, quelles que soient leurs alliances et amitiés. La France serait bien inspirée de ne pas l'oublier en n'hésitant pas à recourir au donnant-donnant et en monnayant ses soutiens accordés à Washington. Côté américain, cela ne choquerait pas étant entendu qu'il s'agit, en la matière, d'une pratique universelle qui n'a que faire des sentiments amicaux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-5930996225064788031?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/5930996225064788031/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=5930996225064788031' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/5930996225064788031'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/5930996225064788031'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2007/11/dbat-la-france-est-elle-devenue.html' title='Débat : La France est-elle devenue atlantiste ?'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-7373123478745437018</id><published>2007-11-16T03:43:00.000-08:00</published><updated>2007-11-16T03:48:44.430-08:00</updated><title type='text'>Etats Unis - Elections 2008 : Santé, mondialisation et emploi, thèmes majeurs de campagne</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Tribune, 5 novembre 2007&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de la guerre en Irak et du retrait des troupes américaines, un sujet vis-à-vis duquel les principaux candidats ont du mal à se déterminer clairement, plusieurs thèmes socio-économiques pèsent déjà sur la précampagne électorale. L'un d'eux est sans conteste celui de l'assurance-maladie, dont sont démunis près de 45 millions d'Américains. En la matière, l'initiative majeure a été le fait d'Hillary Clinton, qui a présenté, en septembre dernier, un plan destiné à offrir une couverture santé pour tous les Américains. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir connu un échec majeur sur ce dossier, alors que son mari était Président, l'ancienne First Lady s'est toutefois bien gardée de remettre en cause l'existence d'assurances privées. En face d'elle, c'est sur le thème de la santé que le candidat républicain Mitt Romney peut se targuer d'une réussite puisqu'il a réussi à mettre en place l'équivalent d'une couverture maladie universelle dans l'État du Massachusetts alors qu'il en était le gouverneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, et sans qu'elle soit formulée ainsi, la mondialisation est au centre des programmes économiques, ou plutôt la manière d'en amortir le choc. Chez les démocrates, la tendance, depuis l'été, est au protectionnisme et à la remise en cause de la politique de libre-échange initiée au début des années 90 par Bill Clinton au nom de la préservation de l'emploi. Menée par la centrale syndicale AFL-CIO et l'aile gauche du Parti démocrate, l'offensive contre les accords commerciaux bilatéraux a obligé cette formation politique à rééquilibrer son discours dans un sens plus critique vis-à-vis de la globalisation, y compris chez les démocrates de la côte Est, traditionnellement proches des intérêts de Wall Street.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté républicain, et comme l'ont montré les débats télévisés entre les candidats aux primaires, l'approche protectionniste emprunte un autre chemin puisqu'elle se focalise sur la Chine et la faiblesse jugée artificielle de sa monnaie. Chez Giuliani comme chez Romney, la tentation semble ainsi grande de faire de Pékin la cible désignée en matière de concurrence déloyale, et il n'y a guère, pour le premier, que les extrémistes musulmans à être plus stigmatisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, l'immigration est elle aussi un thème de campagne. Échec majeur des deux mandats de Bush qui n'a pu faire passer sa réforme, elle oblige jusqu'à présent les candidats à des circonvolutions prudentes. En effet, aucun d'entre eux ne promet la régularisation massive réclamée par le patronat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Akram Belkaïd&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-7373123478745437018?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/7373123478745437018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=7373123478745437018' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/7373123478745437018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/7373123478745437018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2007/11/etats-unis-elections-2008-sant.html' title='Etats Unis - Elections 2008 : Santé, mondialisation et emploi, thèmes majeurs de campagne'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-41791615934565075</id><published>2007-11-16T03:28:00.000-08:00</published><updated>2007-11-16T03:30:09.286-08:00</updated><title type='text'>La faiblesse du dollar fait la force de la croissance américaine</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Tribune, 2 novembre 2007&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Loin de rompre ou de plier, l'économie des États-Unis continue d'afficher une santé d'airain pour le moins surprenante quand on connaît la gravité de la crise immobilière qui sévit dans ce pays depuis plusieurs mois. En effet, aux 3,9 % de croissance du PIB enregistrés au troisième trimestre, on peut opposer la plongée, pour le septième trimestre consécutif, des mises en construction de logements résidentiels (- 20,1 %). Une chute qui a amputé la croissance du PIB américain d'un point et qui demeure au centre d'analyses divergentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour de nombreux experts, le marasme immobilier doit nécessairement déboucher, comme ce fut systématiquement le cas au XXe siècle, sur une récession. Le raisonnement qui fonde cette prévision est connu : inquiets face à la dépréciation de leur bien immobilier (le prix d'une maison a baissé de 5 % en moyenne depuis septembre 2006), les ménages américains (67 % d'entre eux sont propriétaires) sont moins enclins à consommer et limitent leurs dépenses. Sachant que la consommation contribue aux deux tiers à l'économie, cette attitude, assurent les spécialistes, ne peut qu'entraîner une récession. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La crise immobilière est partie pour durer mais, pour l'instant, le consommateur américain n'est pas effrayé », relève Peter Kretzmer, chef économiste chez Bank of America, qui avoue sa surprise face à la très bonne tenue de la consommation au troisième trimestre (+ 3 %, soit une contribution de 2,1 % à la croissance du PIB). « On a beau dire que les dépenses vont baisser au fur et à mesure que les prix de l'immobilier chutent, cela ne se vérifie pas encore, du moins pour l'instant. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres économistes sont moins inquiets. Pour eux, il n'y a pas de contradiction entre le fait que l'immobilier s'effondre et que le consommateur américain continue de dépenser. Qu'il soit optimiste ou non, ce dernier est largement encouragé à sortir sa carte de crédit par des commerçants qui ont en tête la nécessité de contrer les effets négatifs de la crise immobilière. Budgets publicitaires en hausse, campagnes de promotion - l'Amérique est entrée dans la période des achats de fin d'année -, tous les moyens sont bons pour que les tiroirs-caisses fonctionnent…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le caractère dispendieux du consommateur n'explique pas à lui seul la hausse du PIB américain. Il y a aussi des causes rarement citées, mais qui ont leur importance, à l'image de la hausse des dépenses fédérales de défense (+ 9,7 % contre 8,5 % au trimestre précédent) qui ont contribué à hauteur de 0,7 % aux 3,9 % de croissance trimestrielle. Et il y a surtout les effets désormais tangibles de la baisse du dollar. Comme le montre la contraction du déficit commercial (546,2 milliards de dollars, soit son niveau le plus bas depuis fin 2003), les exportations nettes sont en hausse (+ 16,2 %) et ont contribué à hauteur de 0,9 % au taux de croissance. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Cette compétitivité retrouvée du « made in America » est d'ailleurs en partie à l'origine de la hausse de l'investissement consenti par les entreprises (+ 7,9 %). Longtemps réfutée des deux côtés de l'Atlantique, l'idée que la baisse du billet vert puisse insuffler de l'oxygène à l'économie américaine se concrétise donc.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Akram Belkaïd&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-41791615934565075?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/41791615934565075/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=41791615934565075' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/41791615934565075'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/41791615934565075'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2007/11/la-faiblesse-du-dollar-fait-la-force-de.html' title='La faiblesse du dollar fait la force de la croissance américaine'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-3227875528730231598</id><published>2007-11-16T03:11:00.001-08:00</published><updated>2007-11-16T03:13:08.380-08:00</updated><title type='text'>Note de lecture : le Croissant ou le Chaos d'Olivier Roy : Les erreurs stratégiques de l'Occident face à l'islam</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Tribune, 02 novembre 2007&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pour Olivier Roy, les Occidentaux gagneraient à moins simplifier leur approche du monde musulman.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il n'y a pas de géostratégie de l'islam qui expliquerait tous les conflits actuels de la Palestine à Ben Laden en passant par les banlieues de Paris. » Cette phrase, est, à plus d'un titre, représentative du dernier ouvrage du chercheur français Olivier Roy (*). Selon lui, c'est en simplifiant à l'extrême les tensions qui traversent le monde musulman - en les résumant par exemple comme le font nombre de néoconservateurs, y compris français, à la montée d'un « fascisme vert » - que les pays occidentaux, États-Unis en tête, font fausse route. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Celle de ne pas savoir « qui est l'ennemi » (et donc qui est l'allié, même temporaire) dans cette guerre déclarée par George W. Bush au terrorisme mondial. Une guerre qui, à ce jour, est un échec, les États-Unis ayant en effet fondé leur action sur deux « erreurs majeures » : « D'abord concevoir la riposte aux attentats du 11 septembre 2001 sous le concept de ??guerre globale contre le terrorisme'' ; ensuite faire de l'intervention militaire en Irak le pivot de cette nouvelle stratégie. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l'auteur de noter que la« globalisation de la menace (terroriste et islamiste) rend impossible toute stratégie rationnelle » et qu'elle laisse « la place à une rhétorique vide et empathique qui sert avant tout aux débats internes des sociétés occidentalisées ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette incapacité de nombre d'Occidentaux à accepter la nuance, et à faire par exemple la différence entre Al-Qaida et le Hamas, est d'autant plus dommageable qu'elle s'accompagne d'un « rejet illusoire » de l'islam politique. En effet, au Moyen-Orient, le « discours de mobilisation est islamo-nationaliste » , la charia étant souvent « revendiquée pour des raisons purement politiques ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son ouvrage, Olivier Roy revient aussi sur la question fondamentale de la mise en place de la démocratie dans les pays arabes. Et c'est, là aussi, pour constater l'erreur des néoconservateurs américains qui, tout comme les institutions internationales, ont cru qu'il s'agissait « d'une simple question d'institutions et de mécanismes électoraux ». Le cas de Gaza ou de l'Irak l'a pourtant montré : créer des ministères et organiser des élections n'aboutit pas toujours au résultat escompté : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« En expliquant les problèmes du Moyen-Orient par des blocages culturels et sociétaux, qu'il faudrait ignorer ou contourner, on évacue la dimension politique de ces problèmes », note le spécialiste, qui ajoute que « ce qui manque à la théorie de la démocratisation, c'est toute la dimension politique d'une société moderne (État) et toute l'épaisseur anthropologique d'une société traditionnelle ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Akram Belkaïd&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(*) « Le Croissant et le Chaos », Olivier Roy, Hachette Littératures, collection Tapages, 190 pages, 14 euros.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-3227875528730231598?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/3227875528730231598/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=3227875528730231598' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/3227875528730231598'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/3227875528730231598'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2007/11/note-de-lecture-le-croissant-ou-le.html' title='Note de lecture : le Croissant ou le Chaos d&apos;Olivier Roy : Les erreurs stratégiques de l&apos;Occident face à l&apos;islam'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-8045327463423971982</id><published>2007-11-16T02:07:00.000-08:00</published><updated>2007-11-16T03:30:49.980-08:00</updated><title type='text'>Débat : une forte réévaluation du yuan est-elle possible ?</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Tribune, 23 octobre 2007&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Présentation : Les membres du G7 ont haussé le ton ce week-end en exigeant de la Chine une rapide et conséquente réévaluation de sa devise afin de de résorber les déséquilibres commerciaux. Hier, la banque centrale chinoise a opposé une fin de non-recevoir en affirmant que l'ajustement se fera de manière graduelle et à la seule initiative de la Chine.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Oui : Morris Goldstein, senior fellow au Peterson Institute à Washington DC.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;" L'économie chinoise peut désormais encaisser cette hausse "&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je réfute tous les arguments que le gouvernement chinois avance à chaque fois qu'on lui demande de remédier à la valeur artificiellement faible du yuan. Une forte appréciation de cette devise, dans un laps de temps très court, ne constituera pas un désastre pour l'économie chinoise. Cette dernière est suffisamment forte et intégrée au commerce mondial pour encaisser un tel ajustement. De même, j'ai du mal à comprendre l'excuse selon laquelle une hausse conséquente du yuan provoquerait des faillites bancaires en cascade. Le secteur financier chinois a certes des progrès à accomplir mais il a été largement assaini au cours de ces dernières années et se réfugier derrière la persistance de créances douteuses pour refuser la réévaluation n'est pas acceptable. Je ne vois pas pourquoi le reste du monde devrait attendre l'achèvement de l'assainissement du système bancaire chinois pour que l'on assiste à un geste sur le yuan. Les deux peuvent être conduits en même temps. Depuis cinq ans, Pékin multiplie les manœuvres dilatoires et la situation s'est aggravée. C'est pourquoi je plaide pour que le FMI prenne ses responsabilités et exige de la Chine une réévaluation immédiate de sa devise dans une fourchette allant de 10 à 15 %. Cela ne serait qu'un premier pas puisque j'estime que cette monnaie est sous-évaluée de 30 à 40 %. Et cette surévaluation serait avant tout profitable pour la Chine elle-même. Cela lui permettrait d'avoir une économie basée, non plus sur les exportations - qui exigent une monnaie faible - mais sur la consommation interne - que permet une monnaie forte - et d'accorder enfin l'importance nécessaire aux questions sociales. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Non : Adrian Foster,directeur Capital Markets chez Dresdner Kleinwort à Pékin &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;" Incompatible avec les ambitions commerciales de la Chine " &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement chinois ne manque pas d'arguments pour refuser une forte et immédiate réévaluation du yuan. Certains sont déjà connus : une hausse brutale de cette devise pourrait provoquer la panique sur les marchés boursiers chinois qui sont déjà fébriles en raison même de cette perspective. On sait aussi que Pékin donne la priorité à la réforme et à l'assainissement du secteur bancaire et considère que toute modification d'ampleur sur sa monnaie risquerait de pénaliser cette réforme. Mais il y a une autre raison dont on parle peu, et qui explique la virulence des appels à la réévaluation du yuan en provenance des Etats-Unis ou d'Europe, voire même du Japon. Après avoir été l'atelier de fabrication mondial de produits de base, la Chine veut désormais monter en gamme et pouvoir exporter des produits à haute valeur ajoutée. Or les dirigeants chinois estiment que, pour y arriver, ils doivent à tout prix protéger la compétitivité de leur économie. La bataille autour du yuan est donc aussi un bras de fer autour du leadership futur en termes d'exportation de technologies à forte valeur ajoutée. Cela étant, je pense que la Chine va continuer sa politique de « deux pas en avant, un pas en arrière » avec une appréciation progressive qui va amener la parité dollar-yuan à 1 pour 7 à la fin du troisième trimestre 2008. Cela correspondrait à une réévaluation de 20 % de la devise chinoise par rapport à son niveau de 2005. Le problème, c'est que les Occidentaux n'ont plus la patience d'attendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le commentaire d'Akram Belkaïd :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les États-Unis et l'Union européenne se tromperaient-ils de méthode en agitant la menace de représailles commerciales pour forcer la Chine à réévaluer sa monnaie ? Outre le fait que ce front commun apparaît comme une manière d'éviter de parler sérieusement des choses qui fâchent - en l'occurrence l'appréciation de l'euro vis-à-vis du dollar -, les diatribes occidentales à propos de la monnaie chinoise passent de plus en plus mal en Chine et en Asie. Il est difficile en effet de ne pas voir dans cette affaire une volonté de l'Occident d'imposer ses règles à un pays qui, malgré ses 1.500 milliards de dollars de réserves de changes et sa croissance économique annuelle de 11 %, est loin d'avoir achevé son développement et reste dans les profondeurs du classement quand il s'agit de parler d'éducation ou de santé. Peut-on pour autant convaincre Pékin de son propre intérêt à réévaluer de manière rapide sa monnaie ? Il faudrait pour cela qu'Américains et Européens aient une approche commune qui fasse la part belle à la fois à la pédagogie et au « gagnant-gagnant », ce qui sous-entend un accord monétaire comparable à ceux signés dans les années 1990. Mais il ne faut pas rêver. Comme pour d'autres questions politiques et économiques, Pékin préférera toujours une lente évolution à la révolution. Voilà pourquoi la piste d'une réévaluation brutale du yuan paraît, pour l'instant, exclue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-8045327463423971982?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/8045327463423971982/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=8045327463423971982' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/8045327463423971982'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/8045327463423971982'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2007/11/une-forte-rvaluation-du-yuan-est-elle.html' title='Débat : une forte réévaluation du yuan est-elle possible ?'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-5767674388961800174</id><published>2007-10-16T02:57:00.000-07:00</published><updated>2007-10-16T03:08:36.491-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eléctions américaines 2008'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Al Gore'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prix Nobel de la Paix'/><title type='text'>Al Gore : Après le Nobel, y aller ou pas ?</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/RxSMWsfKKGI/AAAAAAAAABM/c5OxgoETmz4/s1600-h/Al+Gore+Nobel.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5121872997753956450" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/RxSMWsfKKGI/AAAAAAAAABM/c5OxgoETmz4/s320/Al+Gore+Nobel.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;latribune.fr, lundi 15 octobre 2007&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Après le Nobel, le bureau ovale ? L'attribution, presque sans surprise, du prix Nobel de la Paix 2007 à Al Gore relance les supputations à propos de son éventuelle candidature à l'investiture démocrate. Le prix à peine annoncé, plusieurs soutiens de l'ancien vice-président de Bill Clinton ont ainsi fait entendre leur voix en l'exhortant à entrer dans l'arène. Pétitions en ligne, sites Internet, à l'image de www.draftgore.com, et blogs engagés font tous le même constat : pour eux, il ne fait aucun doute qu'Al Gore est le mieux placé pour l'emporter en novembre 2008.&lt;br /&gt;&lt;a class="TRBArticleIllustrationLien" href="javascript:TRBopenInfog("&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Auréolé de sa récompense, fort d'une proximité patiemment construite avec l'Amérique profonde au fil de ses conférences sur le changement climatique, Al Gore aurait pour atout supplémentaire de s'être prononcé contre la guerre en Irak et cela contrairement à une Hillary Clinton qui peine à faire oublier qu'elle s'était rangée aux côtés des faucons néo-conservateurs lorsque le Congrès avait donné son feu vert à ce conflit. De même, son expérience de vice-président, ses nombreux voyages et contacts à l'étranger donnent au nouveau prix Nobel de la Paix une stature internationale que ne possède ni Barack Obama, ni Jon Edwards.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Enfin, de nombreux commentateurs estiment que l'Amérique a mauvaise conscience vis-à-vis de lui. On se souvient de la manière dont il fut battu par George W. Bush - à l'époque, la Cour suprême avait refusé un nouveau décompte des bulletins de vote en Floride - alors qu'il avait remporté le vote populaire. Après huit années de présidence Bush, les électeurs pourraient donc se racheter en donnant leur voix à celui qui aime à ce présenter, non sans humour, comme "l'ex-futur président des Etats-Unis".&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;"S'il se présente, il ne fait aucun doute pour moi qu'il sera élu. La vraie question, c'est de savoir s'il en a envie", déclarait au printemps dernier Steve Jobbs, son ami et patron d'&lt;a class="TRBLienSocieteCitee" onclick="return TRBdrawSociete(event,'US0378331005')" href="http://www.latribune.fr/Tribune/Societes.nsf/v_isinFV/US0378331005?OpenDocument"&gt;Apple&lt;/a&gt;, au magasine Time. Et cette interrogation reste d'actualité. Officiellement, Al Gore, n'est plus "amoureux de la politique" et veut se consacrer à "l'urgence planétaire" que constitue le réchauffement climatique. Pour autant, il n'a jamais tranché de manière catégorique et nombreux sont les observateurs qui sont persuadés de l'existence d'une campagne électorale plus ou moins officieuse qui devrait apparaître au plein jour d'ici la fin de l'année.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Mais rien ne permet d'assurer que Gore s'imposera face à Hillary Clinton qui caracole actuellement en tête des sondages. Certes, un trou d'air de l'ancienne First Lady lui offrirait une bonne occasion mais il reste à savoir si le Prix Nobel de la Paix est prêt à assumer les conséquences d'une nouvelle défaite électorale. A moins qu'il ne se décide de soutenir publiquement l'un des candidats à l'investiture auquel cas, mais rien n'est sûr, il pourrait s'agir de Barack Obama.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-5767674388961800174?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/5767674388961800174/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=5767674388961800174' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/5767674388961800174'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/5767674388961800174'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2007/10/al-gore-aprs-le-nobel-y-aller-ou-pas.html' title='Al Gore : Après le Nobel, y aller ou pas ?'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/RxSMWsfKKGI/AAAAAAAAABM/c5OxgoETmz4/s72-c/Al+Gore+Nobel.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-3932883641380943980</id><published>2007-10-12T00:59:00.000-07:00</published><updated>2007-10-12T01:02:43.005-07:00</updated><title type='text'>Giuliani et Romney se chamaillent, Thompson fait des débuts prudents</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/Rw8qDyWxskI/AAAAAAAAABE/xJcELsVqrPg/s1600-h/giuliani+et+romney.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5120357545888821826" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/Rw8qDyWxskI/AAAAAAAAABE/xJcELsVqrPg/s320/giuliani+et+romney.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;La Tribune.fr, vendredi 12 octobre 2007&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pour les principaux candidats à l'investiture républicaine, l'adversaire démocrate que l'un d'entre eux aura à affronter en novembre 2008 est Hillary Clinton. Exit donc Barrack Obama et John Edwards. A voir...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;a class="TRBArticleIllustrationLien" href="javascript:TRBopenInfog("&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est entendu. Pour les principaux candidats à l'investiture républicaine, l'adversaire démocrate que l'un d'entre eux aura à affronter en novembre 2008 est Hillary Clinton. Exit donc Barrack Obama et John Edwards. A voir... Mais pour l'heure, les impétrants du Grand Old Party (GOP) sont plus occupés à croiser le fer entre eux qu'à vraiment attaquer la sénatrice de New York. Ce fut le cas en début de semaine lors d'un débat, le sixième depuis le début de l'année, à Dearborn, Michigan (l'une des régions les plus sinistrées des Etats-Unis) marqué par la bisbille permanente entre Rudolph Giuliani, l'ancien maire de New York, et Mitt Romney, l'ancien gouverneur du Massachusetts. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Et le terrain principal de leur affrontement a été celui de la fiscalité, les deux hommes essayant de convaincre la base républicaine - car c'est bien elle qui détient la clé des primaires - qu'ils sont des partisans acharnés des baisses d'impôts. "J'ai baissé la fiscalité, il l'a alourdie", a ainsi été leur principal message accompagné de force statistiques et de mise en doute réciproque de la sincérité de chacun. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;A noter que cette prise de bec a permis à Fred Thompson, le dernier arrivé dans la course, de faire bonne figure. Peu souriant, sur ses gardes, l'acteur de la série télévisée Law and Order a évité d'attaquer ses concurrents de manière frontale, se contentant de répondre aux questions posées par les journalistes de CNBC et du Wall Street Journal. Celui qu'une partie des électeurs républicains espèrent voire reprendre le flambeau de Ronald Reagan a, par contre, stigmatisé le "fascisme islamique" qui a déclenché "une guerre mondiale" et qui veut "détruire la civilisation occidentale et les Etats-Unis."&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Akram Belkaïd&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-3932883641380943980?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/3932883641380943980/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=3932883641380943980' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/3932883641380943980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/3932883641380943980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2007/10/giuliani-et-romney-se-chamaillent.html' title='Giuliani et Romney se chamaillent, Thompson fait des débuts prudents'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/Rw8qDyWxskI/AAAAAAAAABE/xJcELsVqrPg/s72-c/giuliani+et+romney.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-6904743533554755361</id><published>2007-10-11T05:39:00.000-07:00</published><updated>2007-10-11T05:49:50.637-07:00</updated><title type='text'>Hillary Clinton gauchit son discours économique</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/Rw4b0iWxsjI/AAAAAAAAAA8/h6gDEVdHfeA/s1600-h/Hillary+Clinton.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5120060415756317234" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/Rw4b0iWxsjI/AAAAAAAAAA8/h6gDEVdHfeA/s320/Hillary+Clinton.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;La Tribune, 11 octobre 2007&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;En tête dans les sondages pour le scrutin présidentiel de novembre 2008, la candidate démocrate veut séduire les classes moyennes et prend ses distances avec le libre-échange.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;À bord d'un bus baptisé le « Middle Class Express », Hillary Clinton achève ce jeudi 11 octobre 2007 une visite de quatre jours dans l'Iowa et le New Hampshire, États où dans trois mois auront lieu les caucus, les premières échéances électorales de la présidentielle de 2008. La candidate, donnée favorite de l'investiture démocrate, a choisi l'économie pour thème de cette tournée marathon. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Après avoir levé le voile sur son projet de couverture santé universelle voilà deux semaines, la sénatrice de New York présente ses autres priorités : retraites, emploi, accès à l'éducation supérieure, protection des ménages menacés par la crise des prêts immobiliers à risque et libre-échange.Dans l'Iowa, Hillary Clinton s'est déclarée favorable à la création de comptes épargne retraite« accessibles à l'ensemble des familles travaillant ». &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;La candidate propose que chaque Américain puisse placer 5.000 dollars par an dans ces comptes ouvrant droit à des baisses d'impôts pouvant s'élever jusqu'à 1.000 dollars selon les revenus des épargnants. Dans le cadre de son« nouveau modèle économique pour une économie du XXIe siècle », la candidate entend aussi renforcer temporairement les capacités financières de Freddy Mac et Fannie Mae, les deux organismes de refinancement des crédits hypothécaires soutenus par l'État. Elle veut ainsi leur donner les moyens de secourir les établissements de crédit affectés par la crise du subprime et, in fine, les ménages dont le logement risque d'être saisi.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Dans un entretien accordé auWall Street Journal, Hillary Clinton a par ailleurs indiqué être opposée à la création d'un impôt visant à financer les interventions américaines en Irak et en Afghanistan. Des élus démocrates de la Chambre des représentants l'ont proposé afin que la facture de ces conflits, dont le coût mensuel s'élève à 13 milliards de dollars, ne soit pas payée par les générations futures. Mais la candidate, qui ne veut surtout pas être accusée de vouloir augmenter les impôts par ses adversaires républicains, s'est gardée de soutenir cette proposition. D'autant que, pour l'heure, elle domine les sondages, 53 % des démocrates ayant indiqué dans une enquêteWashington Post-ABC News qu'ils voteraient pour elle lors des primaires.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Après sept années d'administration Bush, les milieux d'affaires sont aussi sensibles à ses arguments. Après avoir soutenu George W. Bush en 2004, John Mack, le directeur général de Morgan Stanley, et Terry Semel, le président du conseil d'administration de Yahoo, font partie des dirigeants qui désirent sa victoire en novembre 2008.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mais, bien qu'ayant le vent en poupe, l'ancienne first lady devra composer avec une famille politique démocrate fragmentée pour remporter les primaires.« Elle n'a pas fermé sa porte à la gauche de la gauche et cela agace nombre de ses soutiens », relève ainsi Jeff Faux, le fondateur de l'Economic Policy Institute, un think tank proche de la centrale syndicale AFL-CIO. Pour autant, amadouer cette frange du Parti démocrate n'était pas chose aisée au regard du bilan économique de Bill Clinton.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;« Pour nombre de syndicalistes, poursuit Jeff Faux, le nom de Clinton est lié à la ratification de l'Alena[le Traité de libre-échange d'Amérique du Nord]et, surtout, à l'entrée de la Chine dans l'Organisation mondiale du commerce, d'où la haine qu'ils vouent à l'ancien président. »&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Pour gommer ce legs encombrant, la candidate est en pointe dans la critique des accords commerciaux scellés par l'administration Bush. Cette semaine dans l'Iowa, elle a affirmé devant une assemblée de syndicalistes qu'une fois élue elle ferait réévaluer tous les cinq ans la validité des accords de libre-échange signés par les États-Unis, Alena compris. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Dans le même temps, Hillary Clinton doit tenir compte de l'autre aile du parti, plutôt favorable à Wall Street et fervente partisane d'une plus grande ouverture commerciale. Entouré de nombreux experts, Robert Rubin, l'ancien secrétaire d'État au Trésor sous la présidence de Bill, conseille désormais Hillary et cherche actuellement à définir les axes de discours destinés à mieux « vendre » la mondialisation aux Américains.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;« Pour le moment, Hillary Clinton a plutôt bien réussi ce grand écart entre libre-échangistes et protectionnistes, juge Steve Clemons, de la New America Foundation.Mais la campagne pour les primaires ne fait que commencer et un candidat comme John Edwards reste en embuscade sur ces questions. Tôt au tard, il lui faudra dévoiler ses intentions et cela risque d'indisposer l'un des deux camps. »&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Akram Belkaïdet Éric Chalmet, à New York&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-6904743533554755361?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/6904743533554755361/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=6904743533554755361' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/6904743533554755361'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/6904743533554755361'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2007/10/hillary-clinton-gauchit-son-discours.html' title='Hillary Clinton gauchit son discours économique'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/Rw4b0iWxsjI/AAAAAAAAAA8/h6gDEVdHfeA/s72-c/Hillary+Clinton.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-5093757826533491641</id><published>2007-09-03T15:10:00.000-07:00</published><updated>2007-09-03T15:17:22.413-07:00</updated><title type='text'>Le Maroc assemblera des Renault, l’Algérie continuera de les importer</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/RtyHbxE5DqI/AAAAAAAAAA0/DynGz_Mo7Tc/s1600-h/ghosn+et+Md+VI.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5106104988631371426" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/RtyHbxE5DqI/AAAAAAAAAA0/DynGz_Mo7Tc/s320/ghosn+et+Md+VI.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Il y a quelques jours, la presse algérienne a annoncé, de manière plutôt lapidaire, la fin officielle du projet d’installation d’une usine de fabrication de véhicules de marque Fiat à Tiaret, dans l’Ouest du pays. Cette discrétion n’était pas dictée par une quelconque volonté de minimiser cet échec pour l’Algérie qui perdait là une occasion d’attirer un investissement étranger à la fois conséquent et symbolique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, c’est le caractère attendu et peu original de l’information qui explique son traitement modeste. Depuis son lancement au début des années 1980, ce projet est très vite devenu un serpent de mer (un peu à l’image du métro d’Alger qui, à l’inverse, va enfin être finalisé, près de trente ans après son lancement !). De reports en vrais-faux redémarrages, « l’usine Fatia » - telle était sa dénomination – a alimenté une chronique de l’impuissance dont il a été très vite évident qu’elle se solderait par un échec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si l’abandon de ce qui devait être la première usine automobile d’Afrique du nord n’a surpris personne, il faut tout de même le mettre en perspective avec l’annonce, faite par Renault, d’investir 1 milliards de dollars dans la zone franche de Tanger au Maroc pour y construire une usine d’assemblage « low cost » avec une capacité maximale de 400.000 voitures par an dont 90% seront destinés au marché européen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A moins d’une semaine d’élections législatives à haut risque – avec la perspective d’une percée importante des islamistes – le Maroc vient ainsi de confirmer sa capacité à attirer l’investissement étranger quelles que soient les inquiétudes que sa situation politique et sociale engendre et, surtout, quand son voisin algérien peine en faire de même (exception faite dans le secteur des hydrocarbures et de la construction).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment expliquer cela ? Il faut d’abord relever le choix stratégique du Maroc dans sa volonté de développer Tanger et d’en faire une plate-forme logistique incontournable en Méditerranée. A cela, il faut ajouter une certaine bienveillance des milieux d’affaires hexagonaux à l’égard du pays de Mohammed VI. Depuis plusieurs années, un certain nombre de grands patrons français militent ouvertement pour aider le Maroc et mettent leur carnet d’adresse et leur influence au service du Royaume qui sait bien leur renvoyer l’ascenseur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’inverse, l’Algérie a du mal à « se vendre » comme terre d’investissement et ne semble représenter pour les firmes occidentales qu’une grande surface commerciale où il est plus rentable d’écouler des produits finis plutôt que les fabriquer sur place, cela alors que, dans bien des secteurs, une implantation locale serait cohérente avec la taille du marché et de la demande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cet égard, il serait intéressant de savoir comment le gouvernement algérien compte réagir à l’investissement de Renault au Maroc. C’est d’autant plus important que la marque au losange fait partie des principaux fournisseurs du marché algérien qui, avec en moyenne 180.000 véhicules importés par an, reste le plus grand du Maghreb. Va-t-on voir demain une Logane assemblée au Maroc être exportée à destination de l’Europe avant d’être revendue en Algérie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De façon générale, c’est toute la stratégie économique algérienne qui est interpellée par l’investissement de Renault au Maroc. Avec un baril de pétrole à 70 dollars qui lui offre une réelle aisance financière – et une tranquillité sociale, le gouvernement algérien fait-il suffisamment pour attirer l’investissement étranger – et donc l’emploi ? Ses réformes sont-elles vraiment prises au sérieux ? N’est-il pas temps, pour lui de prendre lui aussi en compte le fameux principe de réciprocité dont on entend parler en Europe, y compris dans cet antre libéral qu’est la Commission européenne. « Pas d’investissement, pas de marchés » est une expression qui, certes, ne définit pas une politique économique mais, au moins, aurait-elle le mérite de la clarté…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;----------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les importations de véhicules en Algérie : &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.algerie-dz.com/article7815.html"&gt;http://www.algerie-dz.com/article7815.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-5093757826533491641?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/5093757826533491641/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=5093757826533491641' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/5093757826533491641'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/5093757826533491641'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2007/09/le-maroc-assemblera-des-renault-lalgrie.html' title='Le Maroc assemblera des Renault, l’Algérie continuera de les importer'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/RtyHbxE5DqI/AAAAAAAAAA0/DynGz_Mo7Tc/s72-c/ghosn+et+Md+VI.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-3205453949998928752</id><published>2007-09-01T10:47:00.000-07:00</published><updated>2007-09-01T11:00:36.984-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='The Economist'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mondale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Where is the beef'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sarkozy'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hart'/><title type='text'>Où est la viande, monsieur le président Sarkozy ?</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/RtmooRE5DpI/AAAAAAAAAAs/rC2vb5GQKNo/s1600-h/sarkozy.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5105297062333320850" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/RtmooRE5DpI/AAAAAAAAAAs/rC2vb5GQKNo/s320/sarkozy.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;« Il court vite mais où va-t-il ? », se demande l’hebdomadaire &lt;em&gt;The Economist&lt;/em&gt; à propos de Nicolas Sarkozy. Une interrogation qui résume bien l’état d’esprit de la presse anglo-saxonne libérale qui reste partagée entre l’admiration vis-à-vis du volontarisme du président français et le scepticisme quant à l’efficacité de toutes ses promesses et déclarations d’intentions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au chapitre satisfecit, on trouve, pêle-mêle, la conclusion d’un mini-traité européen, les premières réformes fiscales en France (baisse de l’ISF et mise en place d'un bouclier fiscal), la libération des infirmières bulgares (avec un bémol sur le caractère opportuniste de l’intervention française), le projet d’une « Union-méditerranéenne » (dont les contours restent à déterminer), le rapprochement symbolique avec les Etats-Unis (une rupture avec le style Chirac particulièrement appréciée par le très conservateur &lt;em&gt;Wall Sreet Journal&lt;/em&gt;)) et le discours musclé à l’encontre de l’Iran dont les dirigeants savent désormais que la France est favorable à une action militaire au cas où Téhéran chercherait à se doter de l’arme nucléaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, comme le relève &lt;em&gt;The Economist&lt;/em&gt;, il est temps pour le président français de passer à un autre stade que celui du bagoût médiatique. « Time to deliver », peut-on lire ici et là. La France va-t-elle changer d’opinion vis-à-vis de l’adhésion de la Turquie à l'Union européenne ? Va-t-elle réintégrer l’Otan ? Son président, et son gouvernement, vont-ils cesser de s’en prendre à la Banque centrale européenne (BCE) et à la valeur de l’euro ? Et que va faire Sarkozy en matière de réforme droit du travail ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant de questions qui traduisent l’impatience, encore indulgente, des médias libéraux pour qui la salut de la France ne peut passer que par plus de réformes, notamment plus de flexibilité sur le marché du travail…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout état de cause, la question qu’ils posent désormais à Nicolas Sarkozy est la suivante : « Nicolas, where is the beef ? ». "Le fumet des promesses est plaisant, mais où est la viande ?", se demande ainsi &lt;em&gt;The Economist. &lt;/em&gt;Une manière polie de dire que le forcing médiatique ne sert qu'un temps...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la petite histoire, cette expression très populaire aux Etats-Unis, remonte à la campagne électorale pour l’élection présidentielle de 1984. Lors de la course à l’investiture démocrate, le candidat Gary Hart – dont plus personne ne se souvient aujourd’hui – avait multiplié les promesses médiatiques pour « une nouvelle manière de penser », se présentant, avec force marketing médiatique, comme le nouveau Kennedy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lassé de ce discours creux, son adversaire Walter Mondale – dont on se souvient un peu – avait eu cette phrase célèbre inspirée d’une publicité pour une chaîne de restauration rapide : « Okay, now, but, mister Hart, tell us where is the beef ?». La suite est connue, incapable de préciser ses pensées et de donner du fond à son discours, Gary Hart a perdu la course à l’investiture face à Mondale (lequel n’a, malheureusement rien pu faire contre Reagan, mais il s’agit d’une autre histoire…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Où est la viande, monsieur le président Sarkozy ? ». Voilà certainement une expression que l’on risque d’entendre souvent au cours des prochains mois…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-3205453949998928752?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/3205453949998928752/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=3205453949998928752' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/3205453949998928752'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/3205453949998928752'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2007/09/o-est-la-viande-monsieur-le-prsident.html' title='Où est la viande, monsieur le président Sarkozy ?'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/RtmooRE5DpI/AAAAAAAAAAs/rC2vb5GQKNo/s72-c/sarkozy.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-1777559444373551259</id><published>2007-08-23T05:21:00.000-07:00</published><updated>2007-08-23T06:46:19.910-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bush'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Irak'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vietnam'/><title type='text'>Irak - Vietnam : Bush réécrit l'histoire</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/Rs2Pc5n427I/AAAAAAAAAAk/S9eGbuEkX2k/s1600-h/chutedesaigon.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5101891679547874226" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/Rs2Pc5n427I/AAAAAAAAAAk/S9eGbuEkX2k/s320/chutedesaigon.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Voilà donc le Vietnam qui fait une entrée fracassante dans le débat sur la présence des troupes américaines en Irak. Certes, depuis le début de la guerre, en mars 2003, commentateurs et experts ont toujours eu en tête l’exemple du bourbier vietnamien pour mesurer la détérioration de la situation sécuritaire et cela dès les premières semaines qui ont suivi la chute du régime de Saddam Hussein. Par la suite, et l’occupation virant au chaos, cette comparaison est devenue de plus en plus fréquente, le terme « quagmire » (bourbier) étant souvent utilisé dans les titres et manchettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, cette fois-ci, c’est le président Bush lui-même qui vient, pour des raisons différentes (on s’en doute !), de se référer au Vietnam pour justifier le maintien des troupes américaines en Irak. Son message, délivré mercredi 22 août au Kansas devant des vétérans de plusieurs guerres, est simple : un retrait américain provoquera un bain de sang tout comme le départ de l’US army du Vietnam a provoqué « des millions de morts » sans compter les milliers de réfugiés et autres « boat people ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est donc une double polémique que déclenche le président américain. D’une part, il refuse de céder aux appels répétés de ceux qui le pressent à désengager les Etats-Unis d’Irak. Et, de l’autre, il ravive un débat que l’on croyait clos à propos du Vietnam. Ainsi, pour Bush, le retrait américain du « Nam » en 1975 fut une erreur et il en veut pour preuve la victoire du Vietminh mais aussi celle des khmers rouges au Cambodge. Disons-le tout de suite, cette opinion est aujourd’hui minoritaire aux Etats-Unis y compris dans le camp républicain même si on y a encore du mal à digérer ce qui fut une défaite politique sinon militaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Bush, fidèle à son habitude, réécrit l’Histoire tout en créant la controverse. Il feint de croire que le retrait du Vietnam fut décidé à la hâte alors, qu’en réalité, il a débuté dès 1968 avec un plafonnement des troupes sur le terrain. De même, il ne veut pas admettre que la défaite des troupes américaines était consommée dès lors qu’elles intervenaient dans un pays dont la majorité de la population ne leur était pas acquise. Enfin, c’est bien parce que les Etats-Unis sont intervenus au Vietnam que la guérilla khmer a gagné en influence au Cambodge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’objectif du président américain est simple. En assimilant l’Irak au Vietnam, il entend ressouder autour de lui le camp républicain dont une bonne partie est désormais encline à ne plus le soutenir sur la question du maintien des troupes. Pour ce faire, il réveille une vieille blessure et en appelle à l’amour-propre des Américains. « Evitons-nous une seconde humiliation », leur dit-il et, à moins d’un mois du rapport au Congrès sur la situation en Irak, il n’est pas impossible que ce discours atteigne son objectif. A moins que le cycle de violences sur place ne conforte la position des partisans d’un retrait, fut-il progressif.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-1777559444373551259?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/1777559444373551259/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=1777559444373551259' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/1777559444373551259'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/1777559444373551259'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2007/08/irak-vietnam-bush-rcrit-lhistoire.html' title='Irak - Vietnam : Bush réécrit l&apos;histoire'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/Rs2Pc5n427I/AAAAAAAAAAk/S9eGbuEkX2k/s72-c/chutedesaigon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-7541792570632715259</id><published>2007-08-09T09:19:00.000-07:00</published><updated>2007-08-09T09:29:48.194-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bush'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dollar'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Xia Bin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='yuan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Effets de muscles à Pékin et Washington</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/RrtA9Us_qhI/AAAAAAAAAAc/qO1r7t5Ucy8/s1600-h/dollars.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5096738825573476882" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/RrtA9Us_qhI/AAAAAAAAAAc/qO1r7t5Ucy8/s320/dollars.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;C’est une tournure intéressante que vient de prendre le « dialogue économique stratégique » entre la Chine et les Etats-Unis. De quoi s’agit-il ? Prenons cette affaire dans l’ordre chronologique. Mercredi 8 août, le Daily Telegraph a affirmé que la Chine n’excluait pas de recourir à la vente d’une partie de ses avoirs en dollars – notamment des bons du Trésor US– si des sanctions commerciales lui étaient infligées par le Congrès américain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le journal citait les commentaires de Xia Bin, directeur du centre de recherche sur le développement (State Council Development Research Center, un organisme étatique) pour qui les actifs en dollars détenus par la Chine (en mai dernier, la Banque centrale chinoise détenait 407,4 milliards de dollars en Bons du Trésor américains soit le tiers des réserves de change du pays du Milieu), devraient pouvoir servir de « pion de marchandage » dans les discussions plus ou moins tendues entre son pays et les Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des propos réitérés ce jeudi 9 août sur le fil de l’agence Bloomberg, le responsable affirmant toutefois parler en son nom propre. A cela, il faut ajouter les déclarations de He Fan, responsable de l’Académie chinoise des sciences sociales, pour qui la Chine est aujourd’hui « capable de faire chuter le dollar. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’affaire aurait pu en rester-là même si ces déclarations ont provoqué quelques turbulences sur des marchés financiers déjà très éprouvés par la crise du crédit immobilier aux Etats-Unis. Mais c’est la réaction du président Bush qui mérite d’être relevée. Interrogé par Fox News, le locataire de la Maison-Blanche a estimé que la Chine aurait plus à perdre que les Etats-Unis si elle venait à céder une partie de ses actifs en dollars. Pour lui, une telle vente serait « téméraire » et « absurde ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en garde est évidente et, du coup, cela relance les conjectures autour du scénario « du grand affrontement ». Depuis plusieurs années, commentateurs et experts prédisent en effet, qu’un jour ou l’autre, la question des bons du Trésor américains détenus par la Chine débouchera sur une crise majeure entre Pékin et Washington. On connaît le marché qui lie les deux pays. Pour financer son train de vie – et vivre au dessus de ses moyens -, l’Amérique s’endette notamment auprès de la Chine laquelle, de son côté, a besoin du marché américain pour écouler une partie de ses exportations. En apparence donc, chaque partie se tient. Question : qu’adviendra-t-il si la Chine décide un jour, pour des raisons politiques ou de leadership planétaire, de casser ce contrat implicite ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques années, lors du forum de Davos, un officiel américain avait expliqué que les Chinois ne se détourneraient jamais du dollar, vivant avec lui « une véritable histoire d’amour. » Ce à quoi avait répliqué sans rire un représentant du gouvernement chinois : « les histoires d’amour finissent mal en général. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En lançant son avertissement, George W. Bush veut donc donner l’impression que les Etats-Unis se sentent en position de force mais l’affolement des marchés et la nature de son commentaire – pourquoi user du terme « téméraire » ? - démontrent que son administration n’est pas aussi sereine que cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, l’affaire est loin d’être annonciatrice de la crise tant de fois annoncée d’autant qu’officiellement, Pékin répète régulièrement qu’il n’est pas de son intérêt de vendre massivement ses actifs en dollars pour ne pas provoquer un effondrement du dollar et une dépréciation de ses avoirs. Il n’empêche, cette passe d’arme ne doit pas être négligée d’autant que l’on imagine mal que les deux officiels chinois aient pu avancer pareils arguments sans le feu vert, même implicite, de hauts responsables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il est vraisemblable qu’en Chine, on commence à s’agacer sérieusement du « China-Bashing » qui ne cesse de s’aggraver aux Etats-Unis avec des Démocrates qui réclament des sanctions à cor et à cri pour punir, selon eux, le fait que la devise chinoise seraient sciemment sous-évaluée pour favoriser les exportations, au détriment des produits et emplois américains, bien sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-7541792570632715259?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/7541792570632715259/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=7541792570632715259' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/7541792570632715259'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/7541792570632715259'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2007/08/effets-de-muscles-pkin-et-washington.html' title='Effets de muscles à Pékin et Washington'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/RrtA9Us_qhI/AAAAAAAAAAc/qO1r7t5Ucy8/s72-c/dollars.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1800245183806099988.post-5543009621016321438</id><published>2007-08-08T10:02:00.000-07:00</published><updated>2007-08-09T02:43:37.084-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Clinton'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Obama'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Présidentielles américaines'/><title type='text'>Elections américaines : Obama et le "bon sens en politique"</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/RrreWks_qfI/AAAAAAAAAAM/CY4ZnwrKlcU/s1600-h/photo+Obama.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5096630407714023922" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/RrreWks_qfI/AAAAAAAAAAM/CY4ZnwrKlcU/s320/photo+Obama.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;C’est un peu le monde à l’envers. Traditionnellement, la politique étrangère ne pesait guère dans le débat électoral américain et l’inexpérience dans ce domaine n’a jamais constitué un obstacle important. On se souvient par exemple de la campagne pour le scrutin de 2000 où George W. Bush s’était avéré incapable de citer le nom du président pakistanais Pervez Musharraf (« Heu... C’est un général, je crois », avait-il répondu au journaliste qui l’interviewait). Mais au cours des derniers jours, c’est ce motif qu’ont invoqué les adversaires d’Obama pour disqualifier Barack Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En déclarant qu’il n’hésiterait pas, en tant que président, à user de la force militaire contre Al-Qaida au Pakistan, en se passant au besoin de l’accord du président Pervez Musharraf, le sénateur démocrate de l’Illinois s’est ainsi fait traiter de dangereux « va-t-en guerre » et d’« inconscient » par ses rivaux politiques qu’ils soient démocrates ou républicains. Quelques jours plus tôt, lors d’un débat avec les candidats démocrates, il s’était dit prêt à rencontrer sans préalable les dirigeants de pays opposés aux Etats-Unis tels l’Iran, la Syrie, le Venezuela, Cuba ou la Corée du Nord. « Colombe naïve » voire « incompétente » ont aussitôt tranché ses adversaires, Hillary Clinton en tête, qui ont encore profité de ses propos selon lesquels il n’ordonnerait pas le recours à l’arme nucléaire. « Il passe de Jane Fonda (qui avait milité contre la guerre au Vietnam) au Docteur Folamour (qui dans un film de Stanley Kubrick déclenche une guerre nucléaire) », a même ironisé de son côté le candidat républicain Mitt Romney, ancien gouverneur du Massachusetts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces critiques ont de quoi surprendre. D’abord, parce qu’elles émanent de personnalités politiques qui n’ont guère brillé par leur sagacité en soutenant, voire en encourageant, la décision du président Bush d’envahir l’Irak en mars 2003. On pense à Hillary Clinton qui n’en finit pas d’essayer de faire oublier qu’elle avait voté pour la guerre et que ses propos de l’époque faisaient d’elle l’un des principaux faucons du camp démocrate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il n’y a pas que cela. Qu’Obama déclare qu’il utilisera la force contre Al-Qaida ne devrait choquer personne et il est étonnant d’entendre la Maison-Blanche défendre le général Musharraf après avoir multiplié les critiques à son encontre à propos de son incapacité, voire de sa duplicité, à mener le combat contre les extrémistes dans les zones tribales frontalières de l’Afghanistan. Il y a quelques semaines, dans un entretien accordé à la radio publique américaine, Hillary Clinton avait elle-même évoqué le recours à la force par les forces armées américaines à l’intérieur du Pakistan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, Obama semble avoir compris, comme Nixon en son temps avec la Chine, que les tensions récurrentes entre les Etats-Unis et certains Etats dits « voyous » ne se règleront que par le dialogue et la négociation. Et son principal conseiller David Axelrod n’a pas tort de dire que Barack « tente d’insuffler un peu de bon sens dans une politique étrangère qui en a grandement besoin. » &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1800245183806099988-5543009621016321438?l=mondialisation-watch.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/feeds/5543009621016321438/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1800245183806099988&amp;postID=5543009621016321438' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/5543009621016321438'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1800245183806099988/posts/default/5543009621016321438'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mondialisation-watch.blogspot.com/2007/08/elections-amricaines-obama-et-le-bon.html' title='Elections américaines : Obama et le &quot;bon sens en politique&quot;'/><author><name>akram belkaïd</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12803333123615558059</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_9HVIg4KLkCg/RrreWks_qfI/AAAAAAAAAAM/CY4ZnwrKlcU/s72-c/photo+Obama.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
